Running

Au secours, je n’ai plus envie de courir

Nous sommes des passionnées, des « addicts » comme on dit et même des acharnées. Gonflées à l’endorphine, on ne vit que pour la course à pied. Et puis un jour, c’est comme la page blanche de l’écrivain, on a plus envie. On se traîne, nous sommes lassées et on se sait pas pourquoi. Mais pas de panique, c’est réversible. Je me suis intéressée à ce phénomène de lassitude qui me foudroie aussi et j’ai tenté d’y apporter des réponses.

Quand le plaisir, la forme physique et la motivation nous font défaut
  • Le problème vient souvent du plaisir

C’est bien connu de l’habitude naît la lassitude. À force de faire toujours la même chose, l’humain est souvent frappé par ce fléau. Ce dimanche, on a fait une course et on a trouvé cela nul. Du coup on a plus envie de rechausser les baskets et c’est la catastrophe. On pense à tous les sacrifices que l’on a fait, à tous les kilos perdus et on se dit que si on arrête, c’est l’effet inverse qui va se produire.

Rentrer dans une phase de plaisir en course à pied n’est pas une chose facile. Les gens qui nous entourent nous disent souvent « Comment fais-tu pour courir autant et aimer cela ? Personnellement ça m’ennuie de courir ». Car la tâche peut être monotone : on place un pied devant l’autre et cela se répète pendant un long moment. Le plaisir vient avec le temps et avec les bienfaits que le sport donne à notre corps et à notre esprit. Les endorphines sont à l’origine de ce plaisir que l’on ressent physiquement et mentalement mais elles ne sont pas, à elles seules, les actrices. Ce ne sont pas elles qui nous poussent à tous les coups hors de notre canapé. Il y aussi la motivation et l’accomplissement personnel que l’on trouve à pratiquer dans ce genre de discipline.

Quand il n’y a pas de plaisir, c’est difficile de lutter car l’humain fonctionne énormément à l’affect. Et quand on court, on est parfois isolé alors il peut paraître compliqué de trouver le plaisir ailleurs.

  • Vous y êtes allés un peu fort et votre corps vous le dit 

La course à pied ça fait mal, ça use et ça maltraite nos articulations. On le sait et on en a conscience. On a eu des « essuie-glaces », des périostites ou encore des tendinites et à force on en a ras le bol. Ces signes de blessures sont là pour vous alerter sur le fait que vous y aller trop fort et trop vite et qu’il faut ralentir le rythme. La blessure est parfois source de démotivation, de déprime et de relâchement mais comme on le dit souvent, c’est un mal pour un bien.

Après mon premier semi-marathon, j’ai tellement souffert (surtout de déshydratation) que la première chose que j’ai dit c’est « plus jamais un semi ». Un an après j’en avais fait 2 de plus. J’accuse ici une mauvaise préparation de ma part. J’ai repoussé les limites que mon corps m’a donné et il me l’a fait payer ! Si bien que je n’ai pas chaussé les running pendant au moins 10 jours et que je flippais d’y retourner.

  • Nos efforts ne payent pas

La course à pied est un sport cruel. La phase de préparation est longue, les résultats ne sont pas toujours là et après une blessure, il faut parfois tout recommencer. Vous vous acharnez au quotidien, vous suivez votre programme et vous donnez tout en fractionné… mais rien n’y fait. Toujours le même poids sur la balance et toujours les mêmes chronos au finish. Vous vous faites mal et au final vous avez juste envie de laisser tomber. Votre motivation est au plus bas car vous ne voyez pas les résultats. Pas de panique, la patience est la reine dans cette affaire.

Les solutions
  • S’entraîner avec raison

Si vous débutez, ne faites pas de folies. Évitez les sorties ultra-longues et traumatisantes dès le début. Montez progressivement en puissance car le plaisir doit venir au fur et à mesure avec la difficulté et vous serez plus enclin à continuer. Ne négligez pas la préparation avant une compétition.

  • Variez vos sorties dès le début pour éviter la lassitude

Changez vos terrains de courses : même si on ne court pas toujours au même endroit dans la semaine (et il est fortement conseillé de changer), au final, on fréquente toujours les mêmes endroits. A force, on sait où est la côte, on sait quand il faut tourner… À trop connaître nos terrains de jeu, on en a marre. Je ne peux que vous conseiller de varier encore et toujours. Profitez de vos week-end pour faire quelques kilomètres en voiture et sortir loin de chez vous. Cela pourrait relancer la machine.

  • Variez vos activités

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Et si vous partiez avec votre vélo au bord d’un lac ou dans la campagne avoisinante pour ensuite aller courir ? Bonne idée et en plus, vous aurez un avant-goût du triathlon. Et si vous en avez marre de courir, vous remontez sur votre vélo et vous repartez. Allez à la piscine ou faites du Yoga mais laissez les running au placard !

  • Faites une pause

Faites une pause ou ralentissez. Parfois, quand cela ne veut pas, cela ne veut pas. Il n’y a rien à faire, il faut arrêter. Arrêter n’est pas grave. C’est un peu comme la récupération, on en revient plus forts et plus motivés. On fait autre chose, on bouquine, on cuisine, on regarde la télévision et on se pose.

  • Courez en groupe

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On appelle une copine ou un copain et on opte pour des sorties 100% papotage. Pas la peine de se faire des nœuds au cerveau et de chercher les performances aux travers de sérieux entraînements. On privilégie la convivialité et le plaisir, on oublie le chrono et on laisse sa montre au placard.

  • Soyez patients 

Les efforts paient mais il y a toujours une période de latence où rien ne se passe. C’est tout a fait normal. Les efforts peuvent payer 3 à 4 semaines plus tard voire même 3 à 4 mois ! C’est pour cela que l’on dit souvent que les corps se façonnent l’hiver pour l’été.

Mes « ça marche » : il m’arrive deux à trois fois dans l’année de ne pas avoir envie de courir. Entre mon travail, la course à pied et mes entraînements en salle, j’en ai parfois marre. Quand c’est le cas, je stoppe tout pendant au moins une semaine et j’en profite pour faire autre chose (shopping, virée avec des copines, lecture… ) et souvent ça commence à me manquer. Pour cette année, j’ai décidé de zapper quelques entraînements en course à pied et de les remplacer par une autre activité de type Vélo, RPM ou natation. Cela évite aussi de trop solliciter les articulations qui souffrent déjà pas mal avec la course et pour autant je peux travailler mon cardio et ma puissance.

J’oriente mon année en deux temps, les entraînements en hiver sont plus soutenus qu’en été (les week-end de fêtes y jouent pour beaucoup aussi 🙂 ).
Enfin, mon maître mot reste le plaisir et la raison. C’est pour moi le mélange idéal pour continuer à courir et à aimer courir. Et quand vraiment, je n’ai pas envie, je déculpabilise, ce n’est pas grave ! 

Sarah

 

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6 Comments

  • Reply
    Olivia
    18 novembre 2016 at 16 h 56 min

    Super article ! 🙂 Je trouve ça vraiment bien d’en parler. Moi c’est ce qui est en train de m’arriver… J’habite dans le sud et cet été c’était juste impossible de courir pour moi avec la chaleur, ça en devient dangereux. Et depuis la rentrée j’essaye de m’y remettre, ça me manque, mais j’ai énormément de mal à sortir mes baskets et y aller. Mon niveau a considérablement baissé après plusieurs mois « sans » et c’est dur physiquement à chaque fois. Les contraintes au niveau de l’emploi du temps que je n’avais pas avant sont aussi difficiles à gérer… Bref c’est une situation pas facile !
    En tout cas vous donnez de bons conseils, car moi ce qui me motive maintenant c’est vraiment d’y aller avec une copine ^^ Et en ce moment j’essaye vraiment de m’imposer une sortie pour sortir de ce « cercle vicieux », la course à pied me manque trop !!
    Bisous, Olivia.

    • Reply
      troisnenettes
      25 novembre 2016 at 16 h 18 min

      Bonjour Olivia, le corps a une mémoire et tu retrouveras ton niveau. Pour le reste, le plus complexe est de pouvoir trouver son organisation. Je m’empresse d’aller consulter ta chronique en tout cas. A bientôt.

  • Reply
    Thierry lyon running
    18 novembre 2016 at 19 h 21 min

    Oui parfois je n’ai pas envie mais le souvenir du plaisir que ça procure me booste et j’y vais…

    • Reply
      troisnenettes
      25 novembre 2016 at 16 h 19 min

      Toi la machine de running des fois tu n’as pas envie? je n’y crois pas une seconde ! tu es au top !

  • Reply
    NATAF
    20 novembre 2016 at 21 h 03 min

    Merci pour cette article. je me suis fait un lumbago il y a 15 jours et je recommence à peine, l’envie n’y étais pas avant et il n’y ait toujours pas aujourd’hui. Mais j’avoue que de rechausser relance la machine. Tes idées sont interressantes, merci

    • Reply
      troisnenettes
      25 novembre 2016 at 16 h 20 min

      C’est comme tout, parfois quand on ne peut pas faire quelque chose, on a encore plus envie de le faire ! Bon rétablissement, et reprise piano piano 🙂

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