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Retour sur le TRS de Caluire

Après des mois sans planifier de courses suite à ma blessure, c’est avec enthousiasme que j’ai commencé à programmer les futures compétitions auxquelles je voulais participer dès janvier. Sans hésitation, j’ai placé le Trail Rhône-Saône de Caluire sur ma liste car c’est l’une des courses les plus mémorables à laquelle j’avais concouru l’année précédente

Pour sa troisième année d’existence, cet urban trail de la région lyonnaise a vu son parcours modifié : inscrite au 25km en 2016, cette fois-ci je m’aligne sur la ligne de départ du 16km, un peu déçue d’ailleurs de constater ce changement de distance… plus c’est long, plus c’est bon non ? 😀 Le TRS ayant lieu le dimanche 26 mars soit le lendemain de l’Ekiden de Lyon, c’est après cet événement que je me suis retrouvée au Stade de la Terre des Lièvres pour récupérer mon dossard. Le rendez-vous est donné le lendemain à 9h au même endroit.

♦ Mes impressions sur le départ

« La pressioooon !  »

Le réveil fût difficile après une nuit raccourcie : changer d’heure dans la nuit précédent une course, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour être au top le jour-J ! Remarque, courir lors d’une autre course la veille non plus… j’ai finalement participé à l’Ekiden mais j’avais forcément une appréhension lorsque j’ai accepté d’y participer : cela allait-il pas me pénalisé pour le TRS ? L’année précédente j’avais vraiment réalisé une course «parfaite». J’étais en forme, j’avais réussi à gérer mes efforts pour réaliser cette course en négative split donc très bonnes sensations au programme et le résultat final en avait valu la chandelle !

Mon entraînement du lundi précédent était soutenu mais s’était bien passé. Au contraire, celui du lendemain, un parcours de reconnaissance du LUT, m’avait vraiment fatigué. Jambes lourdes, pas de jus… et si ce ressenti revenait à nouveau un jour après l’Ekiden ? C’est avec cette appréhension que je me suis retrouvée sur la ligne de départ, juste après avoir dit bonjour aux coureurs que je connaissais et après avoir fait un petit tour de chauffe. Je retrouve d’ailleurs Xavier que je n’avais pas revu depuis les 10km de Chassieu (peu de temps avant ma fracture…) parmi les participants, c’est toujours un plaisir de retrouver régulièrement des passionnés lors de ce genre de compétition !

♦ La course

« Où sont passées mes jambes ? »

Le coup d’envoi est donné, ça part vite. J’essaye de m’extirper de la foule pour être gênée au minimum dès le début de la course. Je cours sûrement trop vite dès le départ mais tant pis, je me dis que je ralentirai un peu plus tard pour reprendre mon souffle quand le groupe sera plus déconstruit. Les premières centaines de mètres se font en descente : je déroule les jambes au maximum et je suis à fond. J’ai tellement envie de réussir cette course que je donne tout dès le début, grosse erreur de ma part qui va me coûter cher !Au loin je vois Jérémy, coureur à qui j’avais (sans le vouloir 😉 ) servi de lièvre sur le 23km du LUT l’année précédente. À ce moment là, je ne me doutais pas que c’était lui qui allait m’aider à me dépasser sur ce tracé parcourant les rues de Caluire…

Au bout de 3km je sens déjà que je suis limitée physiquement, les mauvaises sensations du mardi précédent reviennent. Le cardio s’emballe un peu, je sais d’ores et déjà que j’aurai du mal à tenir cette cadence sur toute la durée de la course. Évidemment je repense à ma performance de l’année dernière et intérieurement le moral en prend un coup. Une coureuse me talonne sur plusieurs kilomètres : elle me double, je la redouble.. je ne veux rien lâcher mais je peine tellement que je n’insiste pas et la regarde filer devant moi petit à petit. Arrivée à hauteur de Jérémy, je lui dis que je ne suis pas en forme ce qui doit forcément se ressentir vu mon souffle saccadé !

« Le calvaire… »

Peu avant la scission du parcours en deux parties (2 distances de 8 et 16km) je commence à gravir une interminable côte et je commence à marcher. Nous ne sommes même pas à la moitié du parcours et physiquement je n’en peux déjà plus ! Sur le coup je me sens un peu démunie car mis à part la course de la veille, j’avais vraiment fait en sorte de me préserver pour être en forme le jour-J et je ne me doutais pas que cette épopée allait être si difficile à vivre. Je regarde derrière moi, une femme à l’air bien plus encline que moi à gravir cette pente d’un pas décidé ce qui me stresse car je n’ai aucune envie de me faire doubler. J’essaye alors d’augmenter le rythme tant bien que mal. Quelques escaliers sont à gravir ensuite, je vois que Jérémy ralentit son allure pour m’attendre et sur une ligne droite qui me permet de retrouver un peu de vigueur, nous nous faisons doubler en beauté par cette fameuse concurrente ! Je comprends à ce moment là que je suis 4ème (d’ailleurs je n’ai vu la première du classement féminin à aucun moment sur la course tellement elle a couru vite !).

Je m’accroche sur le reste du parcours mais je le fais sans volonté. À un moment je dois avouer que, pour la première fois depuis que je cours en compétition, je ressens l’envie d’abandonner ! Jérémy est là, ça me booste quand même un peu et me force à garder le rythme. Pour être honnête, je suis persuadée que j’aurais ralenti la cadence, dépitée, s’il n’avait pas été là. Concrètement c’est la première fois que je réalise une course avec autant d’envie au départ mais que mon corps ne suit absolument pas. J’ai trouvé cela très frustrant et difficile moralement parlant. Certains coureurs et bénévoles m’encouragent dans l’effort mais je n’ai qu’une hâte, finir cette course au plus vite. Sur les deux derniers kilomètres il s’agit exactement du même parcours final que l’année précédente : je me revois fonçant à toute allure vers la ligne d’arrivée en regardant ma montre et en trouvant hallucinante la cadence à laquelle je pouvais terminer mon premier 25km ! Cette fois-ci je donne tout une fois de plus mais je suis quand même 2km/h en dessous… j’aperçois l’arche d’arrivée que je franchis en 1h22.

♦ Mon bilan

« Repos d’ici dimanche prochain »

Vous l’aurez compris, j’ai terminé aux marches du podium en terminant 4ème féminine en terminant 54ème sur 176 participant soit bien loin derrière Yoann Stuck, athlète de renom et grand gagnant de cette édition du TRS ! (il a quand même fini 21min avant moi… 😀 ) Petite récompense malgré ma déception : la 1ère de la catégorie des SEF ayant gagné la course et donc fini sur la première marche au scratch, je suis alors montée sur le podium par catégorie remportant un joli trophée qui trônera à côté de la coupe remportée l’année dernière. Je retiens aussi les bons moments post-course passés avec les copains coureurs et je souhaite tout particulièrement remercier Jérémy pour son soutien durant la compétition ! À ce qu’il paraît, chaque coureur connait un jour une mauvaise course comme celle que j’ai pu vivre… j’espère pour ma part que ça sera la dernière !

♦ Mes prochains défis sportifs

Retour en Bretagne ce week-end pour participer à la première édition du Rennes Urban Trail. Malheureusement pas de LUT pour moi cette année, les deux événements ayant lieu le même jour, mais j’ai hâte de m’aligner sur la ligne de départ du 24km. Je n’ai pas fait de course officielle en Bretagne depuis le semi-marathon de Rennes en 2015… il est donc temps de remédier à cela ! Les nenettes en basket seront rassemblées pour l’occasion, Elsa participant au 7km et Sarah présente en tant que supportrice de choc. Rendez-vous ce dimanche pour suivre nos aventures !

Justine

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1 Comment

  • Reply
    xavier
    31 mars 2017 at 22 h 29 min

    Salut justine, bravo pour ta performance. Tu t’es donné à fond c’est le principal. Bonne course à toi sur l URBAN TRAIL de RENNES. Quel belle région §§§. Tchao

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