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Retour sur le Trail Rhône-Saône de Caluire

Si je vous dis « Trail urbain en région lyonnaise » vous pensez tout de suite au LUT n’est-ce pas ?
Et pourtant, chaque année depuis 4 ans est organisé le Trail Rhône Saône de Caluire, course à laquelle j’avais justement participé dans le but de préparer le Lyon Urban Trail il y a de cela deux ans. Depuis ma première participation, c’est un rendez-vous que je prends plaisir à planifier et cette année marque un changement probant puisque l’événement a lieu dès le mois de février.  

Le principe ? Un parcours polyvalent de 16km (66% de routes, 6% d’escaliers, 18% sur la voie verte et 10% de chemin) pour un dénivelé positif d’environ 300 mètres pour la distance que j’ai choisi.

Après une course épique lors de ma première participation et une petite déception l’année passée, quelles surprises allait me réserver le TRS en 2018 ? C’est avec cette question sans réponses en tête que j’ai vu les semaines défiler jusqu’au jour J.

 Mes impressions sur le départ

« Un objectif : faire mieux que l’année dernière. »

À première vue, le changement de date et la communication événementielle réalisés ont porté leurs fruits puisque le nombre d’inscrits était nettement supérieur aux années précédentes cette fois-ci : avec une marche de 8km et deux courses de 8 et 16km, il y en avait pour toutes les catégories de sportifs ce dimanche matin à Caluire !

Je n’ai pas démarré la semaine précédent la course en grande forme : après une gastro-entérite qui m’aura cloué au lit toute la journée en début de semaine, mon corps a mis quelques jours pour se remettre de cette épreuve plus que désagréable… heureusement, tout semble être rentré dans l’ordre la veille de la course, j’espère donc être plus en forme que l’année passée pour l’occasion.

Sur place, je suis ravie de revoir Jean-Baptiste que j’avais rencontré lors de l’édition 2016 et je rejoins Jérémy qui a décidé d’endosser à nouveau son rôle de lièvre (et de coach mental 😀 ) cette année ! J’espère tout de même ne pas galérer autant qu’en 2017 lors de certains passages du parcours même s’il sera là pour me booster… le groupe de coureurs du mardi soir avec qui je m’entraîne régulièrement est bien représenté et les copines runneuses sont aussi de la partie : ça valait le coup de se lever tôt un dimanche matin pour courir dans un froid sibérien !

♦ La course

« Courir dans le froid, un bon moyen pour se réchauffer ! »

Départ collectif à 9h avec une température avoisinant les 0°C… et dire qu’en 2017 je courrais sous un grand ciel bleu en short et débardeur ! Impossible de ne pas courir couverte cette fois-ci, l’air est tellement glacé que je regrette même de ne pas avoir pris une paire de gants. Pas d’arche de départ cette année, cela me rappelle la chute de celle mise en place il y a un an juste avant le coup d’envoi de la course, ceci expliquant sûrement cela 😀

Ça part vite une fois de plus. J’essaye de ne pas calquer mon allure sur les coureurs participants au 8km sous peine d’être à court d’énergie rapidement. Première descente suivie de la première montée : je reconnais bien le début du parcours pour l’avoir réalisé plusieurs fois, bien qu’ayant été incapable d’effectuer une reco digne de ce nom 2 semaines avant l’événement… (accompagnée de Jérémy qui a un sens de l’orientation tout aussi développé que le mien !) Les tours d’échauffement réalisés avant le départ ont été bénéfiques car je me sens très vite à l’aise. Le rythme est régulier, le souffle est bon, la machine est lancée ! Côtes, descentes, relances, premières marches à gravir : pas le temps de s’ennuyer sur ce début de course avant de longer les bords du Rhône sur 2 kilomètres.

Jérémy m’indique que le rythme que nous avons est plutôt bon, nous apercevons le photographe juste en haut des marches menant au ravitaillement situé au 6ème kilomètre et j’en profite pour faire la folle devant l’objectif avant de m’apercevoir qu’une concurrente me talonne d’assez près… c’est peut-être une participante de la course de 8km, je n’y prête pas vraiment attention.

« Focus jusqu’au bout ! »

Quelques centaines de mètres plus loin, les bénévoles nous indiquent que le parcours se scinde en 2. Je prends la voie de gauche indiquant le parcours de 16km et je jette un œil derrière moi lorsque j’arrive en haut d’un escalier : la coureuse repérée précédemment me suit toujours à la trace… fini de batifoler, je sais désormais qu’il va falloir que je me batte pour conserver ma place. Mais quelle place d’ailleurs ? L’un des bénévoles m’annonce que je suis deuxième féminine puis un autre, moins de 10 minutes après, me fais savoir que je suis quatrième… où sont donc les trois premières ?? Elles ont dû me distancer très vite car je n’en ai eu aucune dans ma ligne de mire durant la course.

Je continue mon chemin, nous remontons vers les hauteurs de la ville avant de redescendre et rejoindre les quais de Saône. Je sais que la dernière partie de la course ne sera pas la plus simple car le dénivelé positif va se faire ressentir à nouveau à partir du 12ème kilomètre. Je craque dans la montée Victor Hugo : j’ai chaud, ça grimpe, j’enlève une couche de vêtements en marchant ce qui donne l’occasion à ma principale adversaire de me dépasser en trottinant. Je la vois s’éloigner vers la montée Castellane et j’essaye de me conditionner mentalement pour puiser dans mes réserves afin de la rattraper. Jérémy m’encourage, je vais attendre de courir à nouveau sur du plat pour tenter une remontée même si je commence à sentir que les jambes tirent un peu.

Je regrette amèrement de m’être mise en T-shirt lorsque nous arrivons dans une ligne droite face au vent glacial mais je reste concentrée sur ma cible et réduis l’écart petit à petit. Nous ne sommes plus qu’à une dizaine de mètre l’une de l’autre lorsqu’un coup de pouce du destin m’aide à reprendre l’avantage : nous nous sommes tous trompés de route, demi-tour ! Moins de 2 kilomètres avant la ligne d’arrivée c’est une aubaine. Je cours le plus vite possible sans me retourner. J’ai l’impression de me retrouver 2 ans en arrière lorsque j’étais au coude à coude avec ma principale concurrente de l’époque et que tout s’est joué sur la dernière portion du parcours. Se tirer la bourre et faire monter l’adrénaline… mine de rien c’est aussi l’un des charme de la course en compétition !
Au détour d’un virage nous arrivons à nouveau sur la route principale menant au Stade de la Terre des Lièvres et donc à l’arrivée de la course. Je mets toute l’énergie qu’il me reste dans un sprint final et je franchis la ligne en 1:18:05.

♦ Mon bilan

«  Satisfaite de ma perf’ ! »

En finissant quatrième, je n’aurais peut-être pas réussi à atteindre le podium scratch féminin mais contrairement à l’année précédente où j’avais terminé à la même position, je suis pleinement satisfaite des efforts que j’ai pu fournir durant cette course : jusqu’au bout j’ai essayé de courir du mieux que j’ai pu et je termine à la 61ème place du classement général sur un total de 375 coureurs (soit 200 participants de plus qu’en 2017). Pour un parcours identique, je gagne quasiment 4 minutes par rapport à l’année passée où j’étais loin d’être dans une forme olympique. Un énorme merci à Jérémy qui m’aura soutenu une fois de plus lors de ce rendez-vous annuel dans la plus belle ville du monde ! 😉

En terminant 2ème des Seniors Femme, j’ai donc le droit de monter sur le podium par catégories, la première Senior ayant été la grande gagnante de la course (en me mettant tout de même 9 minutes dans la vue, une vraie fusée !). J’ai clairement réduit le nombre de mes entraînements hebdomadaires depuis le marathon d’Athènes… il va falloir mettre les bouchées doubles pour être au mieux de ma forme dans les mois à venir. J’ai quelques challenges sportifs qui m’attendent et qui ne seront pas de tout repos, c’est donc le genre de récompense qui rebooste et qui donne l’envie de progresser toujours plus.

♦ Mes prochains défis sportifs

Je serai sûrement de la partie lors du Printemps d’Ozon Courir le 11 mars prochain : j’avais apprécié le parcours du trail de 18km l’année dernière donc j’ai bien envie de m’y inscrire à nouveau ! Vous me retrouvez plus tard le 24 mars au parc de Parilly pour l’Ekiden de Lyon que je courrai cette année sous les couleurs de Terre de Running, encore de beaux moments sportifs à venir !

Justine

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1 Comment

  • Reply
    J-B
    27 février 2018 at 13 h 15 min

    L’année prochaine, je tente de battre à Caluire mon record… De bières
    See you très chère !

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