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Retour sur le Trail Givré 2018

Après la Foulée des Monts d’Or dimanche dernier, j’ai rechaussé les baskets pour cette fois-ci participer à mon premier trail de la saison et pas des moindres : le Trail Givré de Montanay.

Épreuve phare du Trail Tour National et donc qualificative pour les Championnats de France, ce trail plutôt roulant traversant 4 communes situées au nord de Lyon a fait carton plein pour cette 19ème édition, rassemblant près de 900 coureurs prêts à en découdre à travers chemins et sentiers en cette fraîche matinée de Février.

Tout comme l’année précédente (retrouvez mon compte-rendu 2017 ici) je décide d’opter pour le parcours de 23km en ayant pour but de boucler la course en moins de 2h ce qui semble être, à mon sens, un objectif assez raisonnable.

 Mes impressions sur le départ

« Il y a du niveau ! »

Après avoir été récupérer mon dossard la veille, c’est accompagnée de mes copines Alex et Camille que je me rends sur place. Contrairement à la Foulée des Monts d’Or où les températures étaient douces et le soleil radieux la semaine précédente, cette fois-ci le thermomètre affiche un tout petit degré Celsius : le Trail Givré porte bien son nom ! Contrainte de laisser mon short au placard , je me dis qu’au moins il ne pleut pas comme c’était le cas lors de l’édition précédente.

Sur place je retrouve pas mal de visages connus : les membres de Courir à Lyon sont toujours au rendez-vous et je retrouve certains camarades du Team Terre de Running Bellecour qui sont aussi de la partie. Je constate la présence de quelques grosses pointures comme Céline Lafaye, championne de France de trail court en titre ou Emmanuel Meyssat, vainqueur de la dernière SaintéLyon et double champion de France de Trail court et de Course en Montagne. Les Élites sont venus en nombre, la course s’annonce rude pour tout le monde : ça promet !

♦ La course

« Et la chute arriva… »

Très mal placée derrière la ligne de départ, j’attends le coup d’envoi donné à 9h15 précises. Ça part vite et JE pars vite, bien décidée à remonter le groupe de coureurs car je sais que nous allons déjà emprunter des singles tracks à peine le second kilomètre entamé. Tout comme l’année précédente, la traversée de ces chemins glissants en descente se fait de manière plutôt épique : ça part dans tous les sens ! Certains dévalent la pente avec aisance tandis que d’autres, comme moi, sont plus précautionneux.

J’en ai parlé à peu de personnes autour de moi mais un bilan orthoptique effectué récemment a confirmé une fatigue oculaire prononcée me concernant. Malheureusement, cette hyper fatigue se traduit par une vision beaucoup plus floue qu’à l’ordinaire et je dois vraiment me concentrer dans les situations qui l’exigent comme lors de la pratique du trail où il est essentiel de savoir où l’on met les pieds. Malgré mes efforts, je manque de glisser une première fois dans un virage et au bout de 3 kilomètres, je fais une belle chute dans la boue.

Quelques personnes me demandent si ça va, j’acquiesce malgré une douleur ressentie dans le mollet droit. Je repars aussitôt mais je sens directement que cette sensation désagréable occasionnée par cette glissade va me suivre sur quelques kilomètres, voir même peut-être jusqu’à la fin de la course… Impossible de courir à un rythme soutenu durant les kilomètres qui suivront. Je ressens vraiment l’effet d’une contracture dans le mollet qui me force à ralentir : serait-il raisonnable d’arrêter plutôt que de continuer ? La douleur est supportable et je pense que la gêne subie relève principalement de la contusion due au choc. Je décide de persévérer quitte à courir plus doucement, tant pis pour le chrono.

« Jusqu’au bout, mais dans la difficulté. »

J’enchaîne les kilomètres avec une pointe de frustration quand je vois les participants doubler sous mon regard (flou et) impuissant. En conséquence, j’essaye de focaliser mon esprit sur l’ambiance de la course. Nous sortons du bois, traversons les plaines montanoises avant d’entamer la première montée menant au ravitaillement du 5ème kilomètre. Peu de dénivelé sur ce trail qui se compose surtout de faux plats, légères descentes et relances régulières.  Vers le 12ème kilomètre, nous entamons la partie du parcours que je préfère : une belle descente assez technique sur le tracé du ruisseau des Echets. Tant bien que mal, je fais attention aux points d’appuis choisis sur le sol caillouteux mais je prends vraiment plaisir à dévaler ce sentier, si bien que j’en oublierais presque la gêne qui m’incombe depuis ma chute !

Finalement, je retrouve du poil de la bête et j’arrive à accélérer le rythme petit à petit. Je double des coureurs qui m’avaient eux-mêmes devancé lors de la première partie de la course. Les difficultés du parcours s’enchaînent avec quelques côtes où je suis un peu ralentie par le rythme de course de quelques participants qui s’amenuise au fil des montées : la fatigue se fait ressentir pour certains mais il reste compliqué de doubler lorsque nous parcourons des monotraces ascendantes ! Au 17ème kilomètre, un coureur arrive à ma hauteur et me lance un « bravo, belle allure ! »  qui aura le mérite de me requinquer jusqu’à ce que j’aperçois, 4 kilomètres avant la ligne d’arrivée, Thierry et Julien, 2 coureurs que je connais, en train de papoter pendant que Thierry prend quelques photos. Je leur raconte ma mésaventure et Julien décide de m’accompagner jusqu’à la fin de la course. Un grand merci à lui ! Même si je n’étais pas très expressive et relativement concentrée lors de cette ultime partie du parcours, c’est toujours plaisant d’avoir quelques encouragements pendant ces moments où mon corps endurait clairement la difficulté de l’épreuve en cours. Après une dernière côte arpentée et un semblant de sprint sur quelques dizaines de mètres, je termine le Trail Givré en 2:01:36.

♦ Mon bilan

« Peut mieux faire.  »

Je termine cette édition 2018 du Trail Givré à la 352ème place sur 828 participants en finissant 29ème du classement féminin (sur 145) et 18ème de ma catégorie.

Bien qu’un peu déçue de ne pas avoir atteint mon objectif en franchissant la ligne d’arrivée sous la barre des 2h, je me dis que ce n’est tout de même pas trop mal sachant que j’ai subi cette contracture au mollet une bonne partie de la course. Toujours frustrant de savoir que l’on n’a pas pu donner son maximum… mais ce n’est que partie remise car mon prochain objectif sportif arrive d’ici peu et j’espère avoir retrouvé toute mon énergie d’ici là !

♦ Mes prochains défis sportifs

4ème édition du Trail Rhône Saône de Caluire le dimanche 25 février et 3ème participation pour ma part : après avoir réalisé une course incroyable il y a 2 ans et avoir été un peu déçue par ma performance l’an dernier, j’ai hâte de connaître l’issue de l’édition 2018 de ce trail urbain de 16km ! Rendez-vous dans 3 semaines pour le savoir…

Justine

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