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Retour sur l’urban trail de Chateaugiron (35)

Quoi de mieux pour commencer ce beau mois de juillet que de participer à une course atypique dans une ville surnommée « Petite cité de caractère » en Ille et Vilaine ? J’ai donc pris le départ de la deuxième édition de l’urban trail de Chateaugiron ce samedi 7 juillet à 19 heures. Retour sur une course placée sous le soleil breton.

Je suis loin d’être une habituée de l’urban trail comparée à Justine, mais j’avoue avoir bien aimé l’urban trail de Rennes. Visiter la ville sous un autre angle et en courant est un super moyen pour décompresser. Chateaugiron est une petite bourgade située au sud-est de Rennes comprenant un peu plus de 9 000 habitants. Elle est connue pour son superbe château qui date du XII ème siècle. C’est une ville pleine de charme. Aussi, je suis ravie de pouvoir visiter un peu plus le coin mais aussi j’ai aussi peur car je sais que le terrain est loin d’être plat.

Mes impressions sur le départ

En tout franchise, je n’ai pas pris le temps de m’échauffer. J’ai récupéré mon dossard dans le château à 18h20 et j’ai profité du temps qu’il me restait pour être avec ma petite famille. Dans la journée, j’ai beaucoup bu histoire d’être bien hydratée pour la course. C’était primordial.

Il fait tellement chaud que je préfère garder mes forces pour la course. De plus, je sais que je vais partir lentement. Je vais donc profiter des premiers kilomètres pour me mettre dedans. Stratégie de course qui au final paiera.

Le départ a lieu dans une des douves du château, mais j’ai du mal à me repérer au début donc je suis le mouvement de foule. On est comme parqués en contre-bas et c’est assez marrant de voir les gens qui sont plus haut nous encourager et nous regarder. Je m’attends à une course assez difficile. J’échange avec d’autres coureurs qui sont dans le même état d’esprit que moi. Le départ est donné à 19h lorsque la cloche Henriette sonne.

Ça part à vive allure mais pour moi, c’est pied sur le frein pour le moment. Je n’arrête pas de penser à ce que Solène m’a bien dit. Et en effet, les premiers kilomètres n’étaient pas tendres.

Mes impressions sur la course

« Temporiser, boire, temporiser, boire »

Dès le début, on s’attaque à des difficultés. Le parcours emprunte le tour du château en montée et il faut déjà donner des jambes. Cela ne me fait pas peur, je fais des petits pas et je respire fort pour bien ventiler et éviter la surchauffe. Je me fais beaucoup doubler mais peu importe, on est qu’au début. Le premier kilomètre est tout en montée-descente mais plus en montée quand même. Je recroise une fois Teddy et Clarysse avant de partir vers le lac.

Cette partie m’effraie par avance. Je vois déjà les premiers coureurs en plein soleil. Ils ont déjà presque fini leur tour. Je me dis que je vais mourir de chaud. Je bois régulièrement (j’ai pris mon camelbak avec moi) et je m’arrose aussi souvent que je peux. La première partie à l’ombre passe bien et la deuxième répond à mes craintes : on étouffe. Je ralentis pour bien ventiler et je me concentre. Au final, ça passe. Je vois déjà des gens marcher… on a même pas fait 2 kilomètres et en même temps, je peux le comprendre.

C’est donc le moment de faire un grand tour pour rejoindre la galerie de l’Hyper U. On se retrouve un peu à l’ombre dans la forêt (on avait pas dit Urban trail ? 🙂 ) et franchement ça me va très bien. Le chemin est un peu serré ça bouchonnelégèrement mais tout le monde est de bonne humeur. On retrouve rapidement la route et là c’est difficile, très difficile. On a toujours le soleil dans le visage. Je bois encore. Les gens marchent, je les double, puis ils me redoublent. Clairement, il est hors de question que je marche. C’est une course au mental.

J’essaye de me repérer mais pas de supermarché en vue. Je comprends quand même rapidement que l’on va longer la départementale que j’emprunte souvent pour aller à la piscine. Je comprends donc aussi que l’on va souffrir.

4ème kilomètre, chemin d’herbe montant le long de la route, toujours en plein soleil. Beaucoup de gens marchent. Je sais que ça va être rude mais je ne lâche rien. petites foulées, souffle au top et je dévale presque. Je double pas mal de monde, ils me doubleront encore après. Mais au chrono tout va bien, je suis régulière.

C’est le moment d’aller vers le magasin, on arrive sur une partie bitumée pour ensuite couper à travers des chemins d’herbe encore, et croiser ceux qui sortent de la galerie. Je vois qu’on va encore en baver.

Ravito, je bois, je m’arrose au maximum et je repars. Le raidillon m’attend. Je m’arrête juste pour prendre une photo car c’est assez joli et j’en fini avec cette herbe de malheur. Un bénévole nous dit qu’après ça descend et qu’on est à l’ombre. Les promesses ont été tenues. Nous rejoignons le centre ville historique en montant quelques bottes de foin. Ça me fait bien rigoler même si ça m’a bien cassé les pattes.

Je me sens bien, j’ai très bien géré mon début de course et pour une fois, j’en ai encore dans le coffre. Cela me permet d’accélérer un peu avant de revenir autour du château et de remonter. J’aperçois mes deux amours en haut et je fais un micro-pause bisous avant d’aller rejoindre l’Orangerie et ces quelques marches. Je ne suis plus très loin de la fin. Il faut quand même aimer les cotes car ça monte tout le temps.

J’arrive rapidement dans la cour du château, c’est le moment d’aller le visiter. Quelques marches, une salle de réception et le tour est joué. Je sors du château et j’arrive directement sous l’arche d’arrivée. Pour le coup, j’ai mal calculé les choses car j’aurais pu accélérer avant si j’avais su que le parcours faisait 9,4km. Mais point de déception, je suis finisher.

Mon bilan

« Une course qui redonne confiance »

Malgré des conditions météo difficiles, je termine dans une bonne forme. J’ai beaucoup bu et j’étais très concentrée. Physiquement, je suis bien pour une fois. J’ai vraiment adoré cette course par ses terrains variés et son ambiance. Je termine en 59m23s (241 sur 388). Un résultat de bon augure pour la suite.

Mes prochains défis sportifs

Je prends le départ des 10 kilomètres d’Ercé près Liffré le vendredi 13 juillet. A poussette normalement !

Sarah

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