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Retour sur l’Ultra Boucle de la Sarra 2018

Courir en tournant en boucle 6h durant, une lubie temporaire ? Apparemment pas pour mon comparse JB et moi, puisque près d’un an après notre première participation à l’événement, nous étions plus que motivés samedi dernier pour relever à nouveau un défi de taille : l’Ultra Boucle de la Sarra.

2km, 90m de dénivelé positif, 563 marches à grimper et une déclivité de 20% sur la célèbre Piste de la Sarra : voici le combo chiffré d’une boucle du parcours. L’objectif principal  de la course ? Réaliser un maximum de boucles possible en optant pour le format 24h en solo ou pour le format 6h en solo, binôme ou trinôme.

Étant téméraire mais pas au point de courir sur un horizon temporel laissant le temps à notre chère planète d’effectuer un tour sur elle-même, il m’a semblé plus sage de réitérer l’expérience de l’année passée en tentant cette fois-ci d’augmenter le nombre de boucles à effectuer, toujours accompagnée de JB mais cette fois-ci, sous les couleurs de Terre de Running Lyon.

♦ Mes impressions sur le départ

« Objectif : faire mieux que l’année dernière. »

J’avais adoré l’édition 2017 de l’UBS (retrouvez mon compte-rendu précédent ici), cela nous a donc paru évident d’y participer à nouveau cette année. Outre le fait que cette course soit plutôt insolite, il y règne une ambiance qui donne forcément un goût de reviens-y ! Le fait de courir en relais laisse le temps de papoter avec les autres participants et de soutenir collectivement nos équipiers entre 2 tours.

En forme l’année dernière, j’avais vraiment eu le sentiment de me dépasser et ce fût avec un plaisir non dissimulé que nous avions atteint la seconde marche du podium des binômes mixtes. Mieux préparés encore cette année, l’objectif était donc, forcément, d’améliorer notre performance partagée en enchaînant un nombre de boucles supérieur.

Témoin récupéré, dossard positionné, «mode machine» enclenché : je regarde s’élancer la première vague de coureurs dont fait partie JB à 17h tandis que les coureurs présents sur le format 24h en sont déjà à leur dix-huitième heure de course…

♦ La course

« Chaleur/Bonheur ? Pas vraiment… »

Une dizaine de minutes après que le coup d’envoi ait été donné, c’est à toute allure que je vois arriver mon partenaire dont le rythme des foulées retranscrit clairement le sérieux qu’il a pu mettre dans ses entraînements des derniers mois. Qu’en est-il me concernant ? Mon ressenti lors de la première boucle que j’ai réalisé fût équivoque… mes derniers entraînements ont été relativement inégaux : j’avais parfois l’impression de déborder d’énergie et de pouvoir courir des heures avec entrain, parfois la sensation de courir au ralenti en devant supporter tout le poids de mon corps dans les jambes.

Ce samedi 26 mai, une chaleur pesante régnait sur la capitale des Gaules et, en bonne bretonne que je suis, inutile de préciser que je préfère la fraîcheur des rosées du matin aux températures caniculaires. Je m’élance, prête à dévaler la Sarra en ayant en tête de ne pas faire la même bêtise que l’année dernière : partir comme si je jouais le sprint de ma vie et terminer ma première boucle sur les rotules ! Cependant, même en prenant mon temps pour me ménager, je sens déjà que quelque chose ne tourne pas rond.. je boucle mon premier tour en 11:19min, mon meilleur chrono par tour sur toute la course.

Les boucles suivantes confirmeront mon impression première… j’ai beau y mettre toute la volonté du monde, je n’arrive pas «à avancer» : j’ai le sentiment de traîner un boulet de 10kg à chaque cheville et surtout, je subis complètement la chaleur ! Je n’ai d’ailleurs jamais eu une consommation d’eau aussi importante lors d’une course, après chaque tour j’ai bien dû boire au moins 2 ou 3 verres donc imaginez la quantité ingurgitée après 6h d’efforts et plus d’une dizaine de tours.

« Les boucles se suivent et ne se ressemblent pas ! »

Je peine clairement et j’ai du mal à encaisser la chose. Pourquoi ? Parce que j’ai essayé de me reposer les jours précédant l’évènement afin d’être en forme le jour J car je savais que j’étais fatiguée donc zéro sport et des nuits de sommeil respectables au programme pour récupérer des «points de vie». Ces précautions n’auront pas suffi… à aucun moment je ne regarde les temps que je réalise sur chaque boucle, je sais d’ores et déjà qu’ils sont en dessous de ceux que j’aurais aimer engendrer. La conséquence majeure de mes lacunes physiques ? L’impact qu’elles ont sur mon moral. Sincèrement si j’avais participé à cette course en solo, je pense que je n’aurais pas tenu jusqu’au bout. Il y a des jours avec et des jours sans, malheureusement pour moi, c’était un jour sans ! C’est bien dommage car j’avais vraiment hâte de participer à nouveau à l’Ultra Boucle et j’étais persuadée de faire mieux qu’en 2017.

Heureusement, j’ai eu pas mal de soutien tout le long de l’événement ! J’ai fait plusieurs tours accompagnée de Jean-Baptiste (non pas mon partenaire de course mais un autre JB plus barbu 🙂 ) ce qui m’a permis de me focaliser sur autre chose que sur les marches dans la montée Nicolas de Lange. J’ai aussi eu la chance d’avoir pu bénéficier du soutien de Stéphane, mon fidèle partenaire du Run In Lyon et du LUT by Night avec qui j’enchaîne les squats à la salle de sport et qui m’a encouragé sur l’une des boucles en m’accompagnant. Un grand merci également à Danisse et Jules qui m’ont été d’une grande aide en me boostant dans les escaliers au moment où j’en avais le plus besoin ! L’avantage d’une course qui dure 6h et qui commence l’après-midi réside en effet dans le fait que nos proches puissent trouver le temps de venir nous encourager au moment où ils le souhaitent et ce sont bien ces encouragements qui m’ont poussé à continuer tout le long de la course malgré le peu de plaisir que j’ai pu prendre lors de l’effort.

J’ai réalisé la majorité de mes boucles en une quinzaine de minutes et j’ai laissé 2 fois JB enchaîner 2 boucles à suivre sans me transmettre le relais car je n’avais pas les jambes et que je ressentais vraiment la fatigue… la personne à remercier le plus est donc bien évidemment mon binôme qui m’épate tous les jours un peu plus ! Quand je vois à quel point il a progressé dans sa pratique depuis l’année dernière, je ne peux qu’admirer ses performances. Déçue de ne pas avoir été à la hauteur mais tout ne peux pas toujours se passer comme on le souhaite, à charge de revanche !

♦ Mon bilan

« Une troisième place sur le podium malgré tout. »

Vers 23h et quelques minutes avant le décompte final qui permet où non de valider une ultime boucle, JB termine la sienne en foulant à grandes enjambées le tapis rouge sous la lumière des stroboscopes. C’est l’occasion pour moi de boucler cette course (c’est le cas de le dire…) en ajoutant un trentième tour au compteur. Je descend donc une dernière fois la piste de la Sarra à la lueur de la frontale, remonte la montée de Lange parsemée de petites bougies et je franchis la ligne d’arrivée en étant contente de me dire que ce dur labeur fût terminé !

Tout comme l’année dernière, nous avons réalisé 30 boucles à 2 mais ayant laissé le soin à mon partenaire de rattraper le temps perdu à cause de mes piètres performances, je n’en ai personnellement effectué que 13 au lieu des 15 de l’édition précédente. Grâce à mon équipier de choc, nous avons pu terminer 3ème équipe mixte de cette 6ème édition de l’UBS. Maintenant, place au repos !

 

♦ Mes prochains défis sportifs

Une période de repos étant la bienvenue suite au déroulement de cette course atypique, je vais faire un break de 2-3 semaines sans courir pour reprendre du poil de la bête et profiter pleinement de mes vacances. Pas de course de prévue avant le Trail des Passerelles du Monteynard où vous pourrez me retrouver sur la ligne de départ le 15 juillet donc à très vite pour de nouvelles aventures !

Justine

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2 Comments

  • Reply
    Rodrigo
    31 mai 2018 at 9 h 43 min

    Bravo en tout cas! Moi j’ai pas la motivation pour ce genre d’épreuve ou tu tournes dans une petite boucle, j’ai besoin des grands espaces! En tout cas, on se croisera peut-être au TPM! Tu fais quelle distance?

  • Reply
    Sophielastyliste
    27 juin 2018 at 12 h 37 min

    Bravo Justine, et belle course malgré la fatigue ! Contente de t’avoir croisée 😉 À bientôt sur une course j’espère !

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