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Retour sur l’Ekiden de Lyon

Ce samedi 25 mars, le rendez-vous était donné au parc de Parilly pour les coureurs lyonnais ! Pour la seconde édition de l’Ekiden, 250 équipes se sont formées dans le but de relever collectivement un challenge convivial. Le principe ? Courir un marathon en relais sur des distances imposées pour les coureurs de chaque équipe (5km, 10km, 5km, 10km et 7,195km).

Vous vous souvenez de mes péripéties lors de la Nuit blanche du Pilat en janvier ? J’avais une dette envers Yohan qui m’avait clairement sauvé la mise ! J’ai donc tout de suite accepté son invitation lorsque celui-ci m’a proposé de rejoindre la team Run Bynight même si j’avais déjà prévu de prendre le départ du TRS de Caluire le lendemain. Seconde participation à une course en relais depuis mes débuts en compétition (j’avais participé aux 89km pour Ceux d’Afghanistan par équipe de 5 en 2014), j’apprécie ce type de course pour son côté solidaire et pour l’ambiance qui en découle. En parlant de solidarité, l’Ekiden reverse 3€ par équipe inscrite à l’association JPA qui permet aux enfants de partir en vacances, une raison de plus pour aller courir en ce samedi matin grisâtre !

Je me suis donc rendue au Stade du Rhône environ une heure avant le départ des premiers relayeurs ce samedi, enthousiaste de retrouver tous les copains coureurs qui étaient en nombre à participer à ce marathon collectif.

♦ Mes impressions sur le départ

« Et mince, j’ai perdu mon dossard…  »

À peine arrivée, je croise déjà des visages connus et je commence à papoter, forcément ! Déjà en retard pour rejoindre mes coéquipiers, je les retrouve au grand complet : 2 équipes Run bynight ont été constituées pour l’occasion, parrainées par le club Victor Hugo (salle de sport du 8ème arrondissement). Je reçois donc de notre chef d’équipe les goodies relatifs à la course (un sac en tissu et un petit carnet de notes) et évidement mon dossard affichant le numéro de ma team et mon ordre de passage. Ayant également reçu un T-shirt Run bynight pour représenter mon équipe, je décide alors d’aller déposer mes affaires dans ma voiture et d’en profiter pour changer de débardeur. De retour dans le stade, je crois des copains et je continue de parler jusqu’à ce que je me rende compte d’un oubli essentiel : qu’ai-je fait de mon dossard ?

Retour à la voiture, pas de dossard en vue ! Je me dirige alors vers les tribunes rejoindre mes camarades de course mais je ne l’avais pas laissé là-bas non plus… une seule solution : aller voir les organisateurs pour leur faire part de mon désarroi, décidément je peux parfois être un vrai boulet ! Perdre son dossard 10 minutes après l’avoir obtenu, il faut le faire quand même 😀 Au final je me suis retrouvée avec un dossard customisé au marqueur du plus bel effet pour remplacer celui qui s’était envolé dans la nature. Affaire réglée, c’est parti pour le lancement de cette deuxième édition de l’Ekiden !

♦ La course

« 3ème passage sur 6 : à quelle heure je dois être dans le sas déjà ? »

C’est Yohan qui s’élance en premier pour parcourir le parc. Le tracé est constitué d’une boucle de 5km, effectuée une seule fois ou doublement pour les coureurs du 10km. Le dernier compétiteur du relais la parcourt une fois et une mini-boucle de 2,195km lui est ajoutée pour terminer ce marathon par équipe. Je connais bien le parc puisque je m’y entraîne régulièrement : pas de difficultés majeures mis à part certains virages bien serrés qui risquent de casser le rythme des foulées par endroits. J’essaye de jauger approximativement mon heure de passage : Yohan devrait effectuer le premier 5km en une petite vingtaine de minutes, Juny compte réaliser son 10km en 40min, j’ai donc une petite heure devant moi avant de m’élancer à mon tour.

Une heure c’est long et court à la fois ! J’en profite pour dire bonjour à des connaissances et échanger avec les copains qui sont présents. En tant que passion commune, la course à pied est évidement au cœur de toutes les discussions mais ce n’est pas une raison pour oublier que mon tour approche à grands pas. Yohan boucle son 5km en 22:22min passant le relais à Juny qui s’élance à son tour. Mon heure de départ approchant, je m’échauffe tranquillement avant de rejoindre le sas amenant à la zone de passage de relais, encouragée notamment par des supportrices en or : mes copines du Brassière Crew 😉

« Petite ballade dans Parilly »

Excitée de prendre le relais, j’arrive un peu en avance et j’ai quand même un peu froid en attendant mon tour ! La météo n’est pas des meilleures mais il ne pleut pas, c’est déjà ça. Les minutes passent quand je vois au loin Juny qui court à toute allure. En voyant l’expression de son visage, je vois qu’il a tout donné lors de son passage. C’est désormais à moi de faire honneur à l’équipe : je me positionne, j’attrape le témoin et je m’élance pour une boucle de 5km dans ce parc dont je connais tous les recoins. Je pars vite, trop vite, poussée par l’ambiance qui règne près de la zone de passage de relais. Au bout de 200m je jette un petit coup d’œil à ma montre, j’essaye de ralentir mon allure pour la stabiliser aux alentours des 4:15min/km. Je me fais rapidement doubler par une jeune athlète à l’allure incroyable ! Je fais pâle figure en guise de comparaison 😀 Quand on est habitué à courir plus longtemps, on ne voit pas le temps passer sur les courtes distances comme celle-ci. Vers le 2ème kilomètre nous nous faisons face avec d’autres coureurs, j’observe les participants : les visages de certains marquent clairement la souffrance tandis que d’autres ont l’air plus qu’à l’aise…

Soudain je vois au loin une silhouette qui ne m’est pas inconnue puisqu’il s’agit de la concurrente que je n’avais pas eu le courage de rattraper lors du 23km du Printemps d’OzonSur le moment je trouve ça drôle de voir que nous sommes toutes deux concurrentes sur le même relais et surtout concurrentes lors de courses aux profils totalement différents ! Cette fois-ci j’arrive à la doubler avant de passer la ligne d’arrivée en 21:15min et de passer le témoin à Thomas qui continue le challenge. J’en profite pour reprendre mon souffle et je retourne encourager les participants qui défilent au fur et à mesure que l’heure tourne. Super ambiance ! Je profite vraiment du moment pendant que mes coéquipiers continuent vaillamment de se transmettre le témoin en effectuant des temps plus qu’honorables puisque Thomas termine son 10km en 40:18min, Camille son 5km en 22:22min et Anthony la dernière boucle de 7,195km en 29:59min.

♦ Mon bilan

« Sympa de la jouer collectivement  ! »

Très fière de ma team qui termine ce marathon en 2h55.  Nous terminons à la 38ème place sur 250 équipes. À titre individuel je finis 34ème sur le premier relais de 5km en ayant couru à une vitesse moyenne de 14,1km/h donc je suis satisfaite de ma perf’ même si cela m’a quelque peu porté préjudice lors de la course du lendemain, ça valait le coup !

Ce grand rassemblement, à l’occasion d’une course au format plutôt ludique, était vraiment l’occasion d’échanger avec de nombreux coureurs et de connaître plus amplement les membres de mon équipe, beau moment de partage donc ! Un grand bravo aussi à la seconde équipe Run bynight et à tous les autres participants qui tomberont sur cet article. Je sais que c’était l’occasion pour certains coureurs novices de se lancer dans la course en compétition et que l’exercice à pu être angoissant, vous pouvez être fiers de vous !

♦ Mes prochains défis sportifs

Retour en Bretagne ce week-end pour participer à la première édition du Rennes Urban Trail. Malheureusement pas de LUT pour moi cette année, les deux événements ayant lieu le même jour, mais j’ai hâte de m’aligner sur la ligne de départ du 24km. Je n’ai pas fait de course officielle en Bretagne depuis le semi-marathon de Rennes en 2015… il est donc temps de remédier à cela ! Les nenettes en basket seront rassemblées pour l’occasion, Elsa participant au 7km et Sarah présente en tant que supportrice de choc. Rendez-vous ce dimanche pour suivre nos aventures !

Justine

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