Nos courses

Retour sur le Rennes Urban Trail (14km)

Le Rennes Urban Trail est sans doute l’événement à ne plus rater à Rennes chaque année. Participer au 14 kilomètres du RUT sonnait pour moi comme une évidence après une édition loupée en 2017 (enceinte de 6mois). J’avais donc bien pris mes précautions pour avoir un dossard puisque les places s’arrachent dès l’ouverture des inscriptions. Le principe de l’urban trail ? Courir (ou marcher) dans la ville, gravir des marches et visiter des endroits de la ville. La voir comme on ne l’a jamais vu.

Mes impressions sur le départ

Arrivée sur le lieu du départ, je ne me suis pas encore échauffée et il est déjà presque déjà l’heure d’y aller. Bon j’ai déjà pas mal marché pour venir jusqu’ici donc on dira que ça fera l’affaire. J’ai pris mon camelbak avec moi car le mercure s’annonce un peu chaud et j’ai bien l’intention de m’hydrater tout au long de la course pour ne pas sécher en route.

C’est la course sur laquelle je ne veux pas me mettre la pression avec le chrono. J’ai l’intention de courir mais de marcher aussi car le but est d’aller au bout. Sur le départ, je reste avec toute l’équipe de Sobhi Running Club car on va sûrement rester groupés pour courir ensemble. Le départ est organisé en vagues, soit 5 au total. Il y a du monde, il fait beau et il y a une ambiance de folie sous l’animation de Thierry Eon et de toute l’équipe des bénévoles. 9h45 sonnent et c’est parti !

La Course

Le 14 kilomètres permet d’accéder à un grand nombre de lieux Rennais. Dès le départ, je suis arrivée dans un énorme bouchon qui m’a fait marcher dans les premiers 400 mètres.

Pour le reste, la parcours empreinte les étapes suivantes :

  • Le Mabilay

Je suis déjà dans les bouchons à même pas 1 kilomètre de course. Moi qui voulait marcher un peu, c’est chose faite 🙂 . J’en profite pour échanger avec les coureurs autour de moi et je me retrouve rapidement avec Elodie qui fait elle aussi partie du Sobhi Running Club et que j’avais déjà vu à l’entrainement du mercredi. On décide rapidement de courir ensemble.

  • Le Skatepark
  • Le Jardin du Papier Timbré (Colombier)
  • Le Square du Roi Arthur
  • Le centre commercial Colombia

Le centre commercial nous accueille avec une équipe de danseurs latino je dirais. Il y règne une ambiance de folie et les coureurs y mettent de la voix. Nous avons à peine commencé que j’ai déjà un point de côté provenant de je ne sais où. J’en profite donc pour bien respirer et tenter au mieux de le faire passer.

  • Le parking et station de métro Charles de Gaulle
  • Le Jardin de la Maison des Associations
  • Les escaliers des Champs Libres

  • la Tour de Sécurité Sociale

Comme je suis placée dans le peloton de fin, cela bouchonne énormément encore. La tour est animée, il y a de la musique et du monde. On est parées pour en découdre avec ces 16 étages. Pour le coup, on marche puisqu’il est impossible d’avancer vraiment. Il fait assez chaud et on est confinées mais peu importe, il va falloir grimper si on veut admirer la vue depuis en haut. 5, 7, 13 et 16 étages de franchis et c’est reparti pour la descente. Descente qui fait aussi mal que la montée en plus !

A ce moment là, je sais que je vais bientôt retrouver mes proches puisqu’on va traverser le magasin Sobhi Sport après être passées dans l’immeuble historique de Ouest France. On y arrive assez vite et je vois tous les copains de Sobhi Sport, Teddy et Clarysse. Vague d’émotion dans ma tête et mon cœur, je les embrasse tous les deux. Je sais que la suite va être dure mais je le fais pour eux, je ne peux pas lâcher. Et en plus Elodie me sert de lièvre et m’encourage.

  • La promenade des Bonnets Rouges
  • Le stade Vélodrome

Ravitaillement au 6ème kilomètre à peu prés. Je m’arrête pour m’arroser la tête, boire un peu et manger un morceau de banane. Cela m’a reboosté mais on a même pas fait la moitié alors je sais que ça va être compliqué pour la suite surtout que j’ai toujours mal au ventre.

C’est sûrement la rue la plus difficile. Je l’avais déjà monté lors de la féminine Yves Rocher en octobre 2017. Et elle fait toujours aussi mal. Pour dire, j’ai marché sur la deuxième partie. Surtout que je sais qu’après la rue, il y a le Thabor et que là aussi … c’est difficile.

Un des plus somptueux parc de la ville, le Thabor est aussi beau qu’exigeant. Ça monte, ça descend, et il y a des marches qui ne pardonnent pas. J’en profite quand même pour apprécier les paysages car, à cette période de l’année, c’est fleuri et superbe. On croise beaucoup de monde en balade et je dois dire que j’ai un petit coup de pression car je ne sens vraiment plus mes jambes. J’ai un coup de chaud et j’ai toujours mon point de côté. Heureusement qu’Elodie est là pour me coacher et que j’aperçois Elsa qui me dit que c’est bientôt la fin.

Un DJ a élu domicile dans la place de la Visitation, c’est celui qui m’a le plus marqué car il passait du très bon son et moi j’adore quand ça bouge. Ca me rappelle mes soirées étudiantes !

C’est une grande première pour moi, car je n’y suis jamais entrée. C’est superbe ! On en profite pour faire quelques photos et ça me permet de récupérer un peu. Et je ne dis pas non. Teddy me retrouve là-bas pour un petit ravito à l’entrée et à la sortie. Je m’hydrate le plus que je peux et j’en profite pour lui laisser mon sac car il doit rester 3 kilomètres et il commence à me peser sur le dos.

De toute beauté. J’avais déjà eu l’occasion d’y aller pour un mariage mais je n’avais pas vu toutes les salles. Je sais qu’à ce moment, on est sur la fin mais mes jambes sont lourdes. Je décide donc de faire des petites foulées et de tous miser sur le mental pour avancer.

Un combat avec des médiévaux s’improvisent ici. Malgré la fatigue, j’ai encore la force de faire le zouave et de faire semblant de les combattre. C’est super sympa de retomber dans une autre époque. « La vigne ou la course » disait l’un d’entre eux.

A la sortie des portes, je retrouve mon beau-père et avec Elodie, ils me poussent jusqu’à la ligne d’arrivée. J’ai envie de vomir mais j’arrive à me contenir. Je suis clairement rincée mais on l’a fait.

Mon Bilan

C’était une course très difficile pour moi. Les 7 premiers kilomètres ont été et puis les 7 derniers non. Entre chaleur, un point de côté qui ma tenu compagnie quasiment du début à la fin et tous ces escaliers, j’étais HS. Mais contente d’en avoir fini car je ne m’en sentais pas capable. Je termine en 1h58 au chrono officiel, une tête bien rouge mais une fierté immense !

C’est vraiment une course superbe ! Les bénévoles de toute part ont été fantastiques! Merci à tous !

Mes prochains objectifs

Pour le moment, rien n’est trop décidé. Nous serons peut-être sur épreuve en duo avec Teddy le 13 mai pour les foulées de Noyal sur Vilaine mais nous déciderons à notre retour de vacances. Le 15 juin, je devrais être sur la Barjo (15km de trail de nuit dans la Manche) mais l’expérience Urban Trail vient de me faire réaliser que je ne suis pas assez prête pour courir sur la distance. Et qui plus est en trail nature ou urban. Donc pour le moment, ma participation est provisoire.

Mes quelques conseils pour un urban trail réussi :
  • Etre au taquet dès l’ouverture des inscriptions car les dossards partent très vite
  • Ne pas minimiser l’épreuve : même en marchant, les escaliers ça ne pardonne pas
  • Placer dans son agenda un entrainement spécifique Urban Trail avec des marches et des relances avant l’épreuve
  • Bien choisir sa distance et ne pas comparer aux épreuves classiques sur la même distance
  • Si vous ne voulez pas marcher ou être bloqués, préconisez les premières vagues de départ.

Si vous souhaitez revivre l’expérience de l’urban trail version 24 kilomètres, n’hésitez pas à relire le CR 2017 de Justine Ici.

Sarah

You Might Also Like

1 Comment

  • Reply
    Le dramp
    24 avril 2018 at 12 h 27 min

    La Barjo est vraiment une course magnifique!
    Plutot de jour pr le paysage
    Super couse à RUT

  • Leave a Reply

    Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

    error: Content is protected !!