Nos courses

Retour sur le duathlon de Saint-Sulpice-La-Forêt

Ce dimanche 2 octobre 2016 avait lieu pour la première fois le duathlon de Saint-Sulpice-La-Forêt (35). Le principe du duathlon est de combiner une activité course à pied et une activité cyclisme. C’est, en quelque sorte, le petit frère du triathlon. L’objectif est donc d’enchaîner une épreuve de course à pied, une épreuve de cyclisme et de nouveau une épreuve de course à pied. Les distances peuvent varier en duathlon.

J’ai commencé à faire du vélo en juin 2016 et j’y ai vraiment pris goût. Cependant, les épreuves qui combinent cyclisme et course à pied sont rares dans la région si on exclut les triathlons (il va encore falloir bosser la natation). Quand j’ai vu qu’il y avait un duathlon juste à côté de chez moi, je n’ai presque pas hésité. Presque pas, car en réalité, j’ai hésité quand même un peu. Le duathlon c’est une nouvelle discipline pour moi et je suis loin d’y être vraiment bien préparée. J’ai des bases correctes en course à pied et je ne me débrouille pas trop mal à vélo. Mais j’ai la trouille avant d’y aller surtout qu’il semble y avoir du niveau.

Autre détail non négligeable, je n’ai pas de vélo de route. Et on connait les différences entre un VTT et un vélo de route, ce n’est pas la même chose, à commencer par l’apprentissage des pédales automatiques. Par chance, une de mes amies triathlète (elle se reconnaîtra et je la remercie encore de m’avoir prise sous son aile), m’a prêté un vélo de route et m’a rassuré sur l’utilisation des pédales. Me voici donc équipée quelques jours avant le jour J d’un superbe vélo de route et de bons conseils pour performer sans trop se faire mal.

Le duathlon de Saint-Sulpice est sur un format plutôt abordable avec 5,4 kilomètres de course, 25,9 kilomètres de cyclisme et enfin 3,2 kilomètres de course sur un parcours plutôt sympa. J’ai donc été de suite attirée par l’épreuve. Il ne reste plus qu’à gérer mon effort et mes transitions.

♦ Mes impressions sur le départ

« Nouvelle épreuve, nouveau défi »

La duathlon peut se faire en individuel ou en relais. Les individuels partent en premier, suivis des relais 10 minutes plus tard. Ma stratégie est simple, il est hors de question que je me crame sur les 5 premiers kilomètres car l’épreuve sera loin d’être terminée.

img_51041

J’ai posé au préalable mon vélo et mon matériel dans le parc à vélo, repéré les lieux et les couloirs de transition pour ensuite aller m’échauffer. Ce premier dimanche d’octobre, il fait froid (8°C à 9h30) et c’est assez foudroyant sachant qu’une semaine avant, on avait eu 18°C à 10h du matin. L’échauffement est donc primordial pour mes petons déjà tous gelés. 10h approchant, je décide de rejoindre le départ de la course.

Je décide de partir à la fin du peloton de départ. J’en profite pour discuter avec des amis, ça me détend et j’en ai bien besoin car je n’ai jamais eu une trouille aussi grande.

♦ Mes impressions sur la course

«Quel kiff !»

saint-sulpice

Le départ étant donné, c’est parti pour la première phase en course à pied qui se déroule sur 5,4 kilomètres. Le parcours est constitué de deux boucles (une de 2 kilomètres et une de 3,4 kilomètres) repassant à chaque fois dans le centre de Saint-Sulpice. Le parcours course à pied est plutôt simple car on attaque en descente quasiment d’entrée de jeu avant d’emprunter quelques chemins de campagne sur du plat. Je décide de me positionner à 5’30 du kilomètre et je me retrouve vite seule puisque les autres coureurs sont partis comme des flèches devant. La première boucle passe très rapidement mais j’ai quand même du mal à trouver mon rythme. Je pense surtout que le stress m’a gagné car j’ai surtout peur de foirer les transitions.

img_51461

La fin du parcours course arrive bien rapidement et c’est déjà le moment de rentrer dans le parc à vélo accompagnée par les encouragements de supporters venus pour l’occasion. A ce moment là, il faut faire marcher son cerveau. Je me fais déjà reprendre à l’ordre car je rentre dans le parc à vélo dans le mauvais. Inattention totale. Dans ma tête c’est clair : mettre mon casque, enlever mes running, mettre mes chaussures avec cales automatiques, décrocher le vélo et partir dans le bon sens, vélo à la main. Il faut donc courir avec ces nouvelles chaussures, qui sont loin d’être de bonnes coureuses, jusqu’à la sortie du parc vélo. Dernière difficulté, monter sur le vélo, caler les chaussures et partir.

p1080022

Ouf c’est fait. Et c’est parti pour 26 kilomètres de bonheur. Je suis déjà essoufflée dés le début mais je pense pouvoir récupérer un peu. Le parcours est aussi constitué de deux boucles identiques qui longent la forêt. Au début, c’est dur pour les jambes car c’est du faux plat et j’ai vite mal aux quadriceps mais j’ai la rage en moi donc impensable de se relâcher. Je vois rapidement mes premiers concurrents (rappelez-vous, j’étais un peu seule à la course à pied) et je décide d’attaquer pour tenter d’en rattraper quelques uns. Je fais attention à tout car il y a des règles à respecter quand on veut doubler. Je contrôle derrière et appuie gentiment. Je me sens libre et je ne vois pas le temps passer. D’un point de vue général, le parcours est vraiment sympa. Il enchaîne de belles descentes, quelques virages et quelques faux plats où j’ai pu tirer mon épingle du jeu.

La première boucle arrive, je ne sais même pas où j’en suis car j’ai complètement délaissé ma montre. Le centre de Saint-Sulpice est toujours autant animé. J’ai la chair de poule en passant car les gens sont très encourageants et pour autant je veux me donner à fond sur le vélo car j’ai beaucoup à prouver. Mais c’est dur, l’épreuve est exigeante et engageante. Je le comprends très rapidement dès lors que j’attaque la deuxième boucle. Le premier faux plat me tue, j’ai mal aux jambes, j’ai le cardio à fond et je commence à être un peu affamée.

p1080025

Avec une fin au mental, j’arrive quand même à rapidement retrouver une bonne cadence. Je regarde un peu ma montre et je vois que je suis complètement dans les temps que je m’étais fixée. Arrivée au 31e kilomètre de l’épreuve, je commence à rentrer de nouveau dans le centre et me prépare à une nouvelle transition. J’étais tellement motivée que je suis arrivée un peu vite et que j’ai grillé l’entrée du parc à vélo. Une chance, la juge n’a pas été sévère avec moi et m’a laissé passé sans sanction.

Nouvelle étape : courir pour remettre le vélo à sa place, enlever le casque, enlever les chaussures et remettre les running. Et là, c’est juste horrible. Les jambes sont déconnectées du corps. La transition vélo/course à pied est traumatisante. Je ne peux donc pas partir vite. Je sors du parc et à mon grand plaisir, Teddy et son papa m’attendent pour faire la dernière épreuve (ils ont déjà terminé le duathlon en 1h24 et 1h26 respectivement). Ils m’emmènent avec eux, me poussent et m’aident. Le dernier parcours course à pied est dans le sens inverse du premier sur 3,2 kilomètres donc il est plus difficile. On commence par des faux plats, du plat et une descente. J’arrive à garder un bon rythme mais j’ai très mal dans les cuisses et les fessiers. Le cardio est bon et j’arrive à ne pas me faire doubler. Cela passe super vite et j’ai rejoins l’arche d’arrivée au bout d’1h50 avec l’immense fierté d’y être arrivée.

img_51181

♦ Le bilan de la course

«Pour une première, contrat rempli » 

Je termine 182e du relais individuel, ce qui me classe en bas de tableau. Mais je reste très heureuse de ce résultat. Je fais 29’10 minutes sur la première épreuve (5,4 kilomètres), 59’42 minutes sur le vélo et enfin 18’10 minutes sur la dernière partie de la course à pied (3,2 kilomètres). Le tout dans la bonne humeur et le sourire du début jusqu’à la fin. J’ai, de plus, eu une véritable révélation. C’était génial !

J’ai adoré l’ambiance, l’implication des bénévoles et leur soutien. C’est une véritable réussite !

♦ Mes prochains objectifs

«De la motivation pour la suite »

La semaine prochaine, je serai au départ de Tout Rennes Court sur l’épreuve du Semi-marathon. Épreuve que je connais puisque j’y étais aussi l’année dernière (Compte-Rendu du semi-marathon de TRC 2015). Si tout va bien, l’épreuve ultime sera le marathon de Rennes le 23 octobre sinon je me mettrais au repos par la suite.

Sarah

You Might Also Like

1 Comment

  • Reply
    Bilan sportif de l'année 2016 - Trois nenettes en basket
    28 décembre 2016 at 10 h 31 min

    […] 2015 avait été une année d’accomplissement total en course à pied et 2016 s’annonçait être aussi une belle année. Ce fût en effet le cas, même si les chronos sur 10 kilomètres n’ont pas été battus. Mon record sur le semi-marathon de Nantes a été pour moi un vrai réconfort, me laissant penser vraiment que le travail paye. Cette année a été aussi une année de blessure puisque deux périostites tibiales se sont invitées, comme pour me signaler qu’il fallait lever le pied. J’ai donc décidé de me mettre au vélo afin de pratique l’entraînement croisé. Et j’y ai trouvé une vraie passion. Entre doute et désillusions en course à pied seule, j’ai compris que mêler les deux correspondait plus à mes attentes. J’aime toujours autant courir mais j’ai vraiment adoré participer au duathlon de Saint-Sulpice la Forêt. […]

  • Leave a Reply

    error: Content is protected !!