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Retour sur le Semi-Marathon Run in Lyon

Run in Lyon : une grand-messe du running qui rassemble chaque année de plus en plus de coureurs, du sportif aguerri au novice débutant. L’événement ayant rassemblé près de 30.000 participants sur les différents formats proposés lors de cette 8ème édition, ce fût sans nul doute LE jour de l’année où la ville appartenait réellement aux coureurs ! 

Au programme durant ce dimanche 1er octobre ? 3 grands classiques de la course sur route : un 10km, un semi et un marathon. En 2016, j’avais pour objectif de courir les fameux 42,195km pour l’occasion mais ma fracture de fatigue survenue quelques mois plus tôt m’en aura malheureusement empêché. C’est tout de même avec plaisir que j’avais encouragé les marathoniens à gorge déployée lors de l’édition précédente, restant déterminée quant à la possibilité de pouvoir un jour moi aussi venir à bout de cette distance mythique.

J’ai finalement choisi Athènes au détriment de notre belle cité des Gones pour tenir cet engagement : jour J prévu 6 semaines plus tard, j’ai alors jeté mon dévolu sur le semi en guise de prépa-marathon… mais pas seulement ! J’ai varié les formats de course depuis ma blessure sans pour autant avoir participé à nouveau à un semi-marathon lors d’une course officielle, le dernier en date étant celui des Foulées San Priotes en 2016Ma seconde participation au Run In Lyon sera donc l’occasion de me tester pour la 4ème fois sur cette distance.

 Mes impressions sur le départ

« Après plus d’un an et demi sans semi-marathon au programme… on va chercher un RP ! »

Au vu de mes dernières performances, je sais d’ores et déjà que je vais battre mon record lors de ce semi-marathon. Mine de rien, j’étais loin d’imaginer que j’aurais pu conserver une marge de progression aussi grande lors de ma reprise post-blessure il y a un an de cela ! Je choisis de me placer dans le SAS jaune, objectif 1h35, lors de mon inscription. Mon meilleur temps sur la distance étant d’1h40, je me dis que grappiller 2 petites minutes pourrait être envisageable. Stéphane, mon partenaire de choc lors de mes séances de BodyPump à la salle le mercredi, est inscrit lui aussi et vise un temps d’1h37. Pourquoi ne pas courir ensemble ? Je sais qu’avoir un « compagnon de course » est, d’ordre général, relativement efficace : cela me tempère tout en me permettant de conserver une allure stable sans avoir à jeter des coups d’œil intempestifs à ma montre.

Dossard récupéré sous le déluge la veille à Bellecour, je m’empresse de rejoindre mon SAS de départ en constatant finalement que les conditions météorologiques seront idéales en ce premier jour du mois d’octobre. Je croise bon nombre de visages connus sur mon trajet et je papote pas mal avant de retrouver les copains intégrant le même SAS puis de retrouver Stéphane dans la foule où le sexe masculin est très clairement en supériorité numérique. Prééminence qui se vérifiera notamment lorsque l’animateur demandera aux femmes de signaler leur présence en faisant du bruit : je me suis sentie un peu seule à m’époumoner sur le moment 😀

 La course

« Chaque jour est un bon jour lorsque vous courrez. »

C’est quelques minutes après le départ des élites que nous nous élançons à l’assaut des quais de Saône. Pas de bouchons en ce début de course, chose plutôt agréable qui permet d’éviter de piétiner ou de doubler à tout va en perdant du temps. Nous longeons les quais de Saône en direction du quartier du Vieux Lyon où je suis censée apercevoir Camille et Aurélie, mes comparses du week-end précédent passé en Ardèche et qui sont bénévoles pour l’événement. Seulement j’ai beau regarder furtivement des 2 côtés de la route, aucune trace du binôme. Seule l’arche Air France située en face de nous attire mon attention. Le tracé de la course est assez simple : nous suivons les berges jusqu’à Collonges-au-Mont-d’Or situé à 10km de la ligne de départ avant de  traverser le pont Paul Bocuse pour continuer à longer l’autre rive et retourner sur la presqu’île direction la ligne d’arrivée située à Bellecour.

Notre allure cible ? 4.36min/km. C’est l’allure à mener pour terminer l’épreuve en 1h37, temps qu’aimerait réaliser Stéphane. Incertaine quant au fait de réussir à le suivre durant la totalité de la course,  c’est finalement à une vitesse légèrement supérieure que nous entamons notre épopée. Nous suivons de près le meneur d’allure et les marathoniens, partis en même temps que nous, qui souhaitent finir la course après 3h15 d’efforts. Sur le moment je me dis qu’il faut être sacrément endurant pour tenir ce rythme sur 42km ! Les jambes sont là, la motivation aussi. Stéphane a beau me dire que nous sommes au-dessus de l’allure à mener, j’ai envie de conserver ce rythme de croisière (environ 4.30/km).

Les bénévoles de Courir à Lyon sont présents tout le long du parcours et j’ai droit à quelques encouragements qui font chaud au cœur. Le « cours plus vite, t’es pas en rando ! » crié par Jean vers le 7ème kilomètre aura eu le mérite de bien faire rire les coureurs qui m’entouraient ! Je continue mon chemin jusqu’au pont traversant la Saône en parcourant les 10 premiers kilomètres en 45.23min.

« Était-ce une bonne idée de partir aussi vite ? »

 La deuxième partie de course s’avèrera plus difficile que la première. Contrairement à mon dernier semi-marathon que j’avais effectué volontairement en négative split, à l’inverse j’ai démarré fort cette fois-ci en sachant que les jambes allaient forcément s’alourdir lors des derniers kilomètres à cause de la cadence entretenue. Je trouve le temps plus long,  surtout qu’il n’y a pas énormément de supporters de ce côté-ci des berges et ce, durant plusieurs kilomètres. Stéphane s’arrête quelques secondes pour refaire son lacet mais il me rattrape aussitôt. J’ai hâte d’atteindre le tunnel de la Croix Rousse, annonciateur des derniers efforts à fournir.

 Une fois de plus je trouve dommage que les animations n’aient pas été mises en place dans le tube mode doux pour l’occasion : un peu de divertissement pendant ces quasi 2 kilomètres de traversée n’auraient pas été de trop ! Il reste moins de 3 kilomètres avant l’arrivée. Les jambes tirent, mon lièvre me distance et je me rends compte que j’ai perdu la gourde qui tenait à l’arrière de ma FlipBelt. Je n’ai pas bu depuis le début de la course et le fait de savoir que je n’ai plus d’eau à disposition accentue d’autant plus la sensation de soif qui m’habite. Unique solution, courir le plus vite possible pour atteindre le ravito 😀

La foule s’amplifie au fur et à mesure que nous traversons la Rue de la République : je vois les copains venus nous encourager avant de participer au 10km ayant lieu plus tard dans la matinée et les avions de chasse qui ont déjà franchi la ligne d’arrivée du semi. Leurs encouragements me reboostent et dans un sprint final, je franchis la dernière arche du parcours en 1:36:23.

 Mon bilan

« Une prise de risques profitable. »

Privilégier les sensations au détriment d’une allure cible : le pari était risqué mais finalement bénéfique puisque j’ai gagné 4 minutes par rapport au dernier semi-marathon auquel j’avais participé en 2016. Très contente d’avoir réalisé ce temps sachant que je ne me suis entraînée spécifiquement ni pour cette distance, ni pour maîtriser l’allure que j’ai conserver le long de la course. Ma gestion de l’effort n’ayant pas été optimale, je sais et je sens que j’ai encore une marge de progression… prochain objectif sur le semi : moins d’1h35 ? 🙂

En finissant 1352ème face à 11.164 participants et 29ème de ma catégorie, je suis déjà ravie de ma perf’, confortée face au défi grec auquel je vais devoir me confronter d’ici peu… l’échéance approche à grands pas !

 Mes prochains défis sportifs

Rendez-vous pris le 4 novembre pour participer au 12km du LUT by Night. Ceux qui suivent mes aventures le savent, j’adore le concept des trails urbains ! Et pour avoir la chance d’y courir toutes les semaines, je connais très bien les ruelles et les escaliers lyonnais des pentes de la Croix Rousse jusqu’à la basilique qui surplombe la Capitale des Gaules. J’aurais évidemment aimé participer au 26km de cette édition 2017 mais je préfère garder un peu d’énergie (et éviter de multiplier mes chances de chuter !) en vue du marathon d’Athènes qui aura lieu le week-end suivant. Une course pour le plaisir avant le gros challenge de cette fin d’année 2017 !

 

Justine

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