Nos courses

Retour sur le semi-marathon de Nantes

Les samedi 16 et dimanche 17 étaient deux belles journées sportives pour la ville de Nantes. En effet, 3 courses sont organisées dans la cité : Les foulées de l’éléphant, course nocturne de 10km rassemblant plus de 6000 coureurs, le semi-marathon, 1ère édition cette année sur Nantes et enfin le marathon. L’an passé, j’ai participé à deux semi-marathons et je souhaitais en refaire au moins un cette année.

J’ai longtemps hésité entre Liffré (10 avril 2016) et Nantes. Mon choix s’est porté sur Nantes dans la mesure où elle reste assez proche de Rennes et pour autant je ne connais pas cette ville. Alors pourquoi ne pas la visiter en basket ? On peut aller partout et en plus c’est écolo.

Rendez-vous pris en janvier pour participer à cette course prisée puisque la session a été annoncée complète fin janvier. J’ai bien commencé la préparation, mais deux périostites tibiales m’ont empêché d’aller au bout.

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La course a lieu le dimanche 17 avril à 8h30 depuis le quai de la Fosse. Teddy, quant à lui, prend le départ du 10km le samedi à 21h pour les foulées.

Côté logistique, c’est nouveau pour nous puisqu’on ne joue pas à domicile. Hôtel réservé au dessus du quai de la Fosse pour être au plus près du départ le dimanche, et on s’empresse d’aller récupérer nos dossards le samedi à la Cité des congrès.

♦ Mes impressions sur le départ

« Course au mental »

Le départ a lieu au niveau du mémorial de l’abolition de l’esclavage sur le quai de la Fosse face au bord de Loire. Le lieu de départ est simplement magnifique et le soleil est parmi nous au milieu d’un ciel azur. Les conditions sont donc excellentes pour courir. Malgré l’heure (7h30-8h), des personnes sont déjà présentes pour encourager les coureurs. La course compte 2000 coureurs et a lieu sur un parcours 100% urbain. Le site internet promouvant l’événement est très bien fait, si bien que j’ai pu observer le parcours ainsi que le dénivelé avant.

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Je m’échauffe avec sérieux car mes périostes sont encore fragiles donc il vaut mieux partir vraiment à chaud. Je suis angoissée et stressée à cause de ma condition physique. A 8h15, je rejoins le départ et me place dans le SAS de 2h. Il y a du monde et beaucoup d’ambiance. C’est une belle journée pour faire un chrono.

♦ Mes impressions sur la course

« Un pont, deux ponts, trois ponts … »

Les premiers kilomètres sont assez compliqués. Il y a beaucoup de monde et ça bouchonne pas mal même si j’arrive à me faufiler entre les coureurs, mais je fais attention car je n’ai pas envie de prendre une gamelle bêtement. Le parcours emprunte tout d’abord le centre historique de la ville jusqu’au 3e kilomètre. Passage vers la place royale, la Tour de Bretagne ou encore le château des Ducs de Bretagne où je flâne un peu le temps que la foule se dilue. Je retrouve Teddy au 3e kilomètre avant d’emprunter les bords de Loire. Je contrôle mon chrono pour me caler à 5’30 au kilomètre. Comme Teddy a fait une partie du parcours le samedi, il m’a mise en garde sur les ponts. Et des ponts… Il y en a 6 !

Parcours HD 2016

Premier pont, le Pont Eric Tabarly apparaît au 5e kilomètre. Ca grimpe sec puis ça redescend aussi sec avant d’emprunter le pont Léopold Sedar Senghor. Nous longeons le bras de Pirmil pendant 2 kilomètres pour ensuite traverser le pont de Pirmil au 8e kilomètre (moment où mon périoste droit s’est réveillé) et le pont des Trois Continents au 10e pour rejoindre le village de Trentemoult. C’est là que je retrouve mon supporter et Emilie (notre nutritionniste préférée) pour mon plus grand bonheur.

Ma stratégie pour affronter ces ponts reste la même : attaquer à l’avant et dérouler à l’arrière et ça passe sans soucis pour moi. Au 10e kilomètre, j’ai passé la barre des 54 minutes.

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Du 10e kilomètre au 13e, nous traversons une zone industrielle avant d’arriver au port de Trentemoult. Psychologiquement c’est assez difficile car monotone et vraiment pas glamour. J’en profite donc pour parler avec d’autres coureurs et m’arrêter au ravitaillement du 12e kilomètre. J’ai hâte de voir ce petit port dont m’a parlé Elsa et je ne suis pas déçue, c’est mignon comme tout.

Retour sur nos pas, passage de nouveau sur le pont de Trois Continents pour rejoindre le Hangar à bananes. Je connais ce coin et j’adore. On passe la barre des 15 kilomètres et je me sens toujours aussi bien malgré ma douleur au tibia droit. Arrivée sur l’île de Nantes, passage en bord de Loire entre les anneaux de Buren, je rejoins le cœur de la ville en faisant une bise à l’éléphant géant.

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Il reste 4 kilomètres. Teddy m’encourage et c’est bon pour le moral et je n’ai pas envie de lâcher le rythme (5’20), Je n’ai pas envie de le décevoir ainsi que toutes les personnes qui m’ont soutenu. Je suis quasiment sûre de ne pas dépasser les 2h de course. Nous faisons une boucle autour de l’île des machines et c’est parti pour les derniers kilomètres en bord de Loire et c’est magnifique avec ce soleil. On retrouve la foule, j’ai débranché mon cerveau et je décide d’augmenter un peu la cadence car je sens que j’en ai encore sous le pied pour finir. Nous passons le bras de la Madeleine pour arriver dans la Cité des Congrès. Après quelques virages, je vois l’arche d’arrivée. C’est la fin… Je suis finisher après un sprint final où j’ai tout donné.

♦ Mon bilan de course

« Enfin »

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Après deux semis où j’ai frôlé les deux heures en 2015, j’arrive enfin à passer cette barre et en plus en 1h53m36s. Je me classe 1273e sur 2241 et 96e de ma catégorie. Bien mieux que ce que j’avais imaginé surtout avec deux jambes en coton. Le doute a laissé place à la sérénité (il était temps) et je peux enfin dire que je suis allée jusqu’au bout. Cependant, j’ai encore eu du mal à caler mon rythme car je ne me fais pas encore complètement confiance. J’étais souvent à 5’10 au kilomètre et j’ai volontairement réduit pour tenir sur la longueur. Mais qui sait, j’aurais peut-être tenu sans problème puisque j’étais à l’aise. Pas de crampes, pas de mur, pas de points de côté (je me suis arrêtée à tous les ravitos, j’ai mangé deux barres de pâtes de fruits et bu en plus mes 2 bidons) et un amoureux au taquet pour me soutenir… En somme que du bonheur !

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♦ Mes prochains défis sportifs

Je voulais m’engager sur les 10km de Domloup le 5 mai mais je pense que je vais être collée au repos forcé pour vraiment me remettre de mes petits bobos. Sinon ce sera le 12 juin à Pacé pour les 10km. Course où je veux battre mon record sur cette distance.

Sarah

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4 Comments

  • Reply
    Alex
    19 avril 2016 at 12 h 48 min

    Bravo ma Sarah… Reposes-toi, soignes tes périostes et reviens nous en pleine forme. J’ai adoré te suivre, ça m’a permis de prendre conscience ce que vivent ceux qui le font quand je cours. Le soleil permet de courir sereinement, mais c’est ton mental qui t’a emmené au delà de la douleur. A bientôt en forme.

    • Reply
      troisnenettes
      19 avril 2016 at 13 h 28 min

      Merci Alex. Il faut savoir aussi que le fait d’être entourée et soutenu c’est hyper puissant. Je n’avais pas envie de décevoir et la présence de Teddy a été aussi exceptionnelle. La tienne aussi d’ailleurs… RDV pour la suite, mon choix est fait, toi même tu sais !

  • Reply
    Thierryobjectifmarathon
    22 avril 2016 at 21 h 05 min

    Bon mois de récupération. J ai l impression que ĺe parcours avait l air fun mais j ai bien visité Rennes avec ton récit… 1h53 c’est solide malgré ton inconfort tibiale ( ouais je l’aie placé) .

  • Reply
    Bilan sportif de l'année 2016 - Trois nenettes en basket
    27 décembre 2016 at 13 h 15 min

    […] le cas, même si les chronos sur 10 kilomètres n’ont pas été battus. Mon record sur le semi-marathon de Nantes a été pour moi un vrai réconfort, me laissant penser vraiment que le travail paye. Cette année […]

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