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Retour sur le LUT by Night

Le LUT by Night revenait pour sa 4ème édition ce samedi à Lyon. Le concept ? Un concentré de trail urbain : 12km, une colline et environ 500m de dénivelé positif pour le parcours que j’ai choisi de réaliser une semaine avant le marathon d’Athènes. Si vous me suivez régulièrement, vous n’êtes pas sans savoir que j’apprécie particulièrement ce format de course qui permet de découvrir la ville sous tous les angles en variant les allures. Impossible pour moi de ne pas y participer !

Depuis mes premières participations au Lyon Urban Trail et au LUT by Night en 2015, j’ai clairement progressé dans la pratique puisque je m’entraîne quasiment toutes les semaines en mode urban trail dans la ville des Lumières. Frustrée l’année précédente d’y assister en tant que spectatrice alors que j’étais tout juste remise de ma fracture de fatigue, c’est avec plaisir que j’ai pu m’y inscrire à nouveau cette année, en choisissant le parcours le plus facile histoire de garder un peu d’énergie pour le marathon ayant lieu la semaine suivante.

 Mes impressions sur le départ

« La pluie ne nous arrêtera pas. »

Le ciel est bien gris ce samedi, quelques heures avant le départ de la course : alors que le temps était des plus cléments dans la semaine, la pluie sera apparemment de la partie pour l’événement, tout comme l’année dernière. En effet, j’avais passé 4h sous des trombes d’eau à encourager les coureurs lors de l’édition 2016. Autant dire qu’il fallait être aussi motivé que les participants pour vouloir affronter la météo !

Je décide d’aller chercher mon dossard dans la journée afin d’éviter la foule pour le récupérer avant le départ et de pouvoir me placer dans les premières vagues. Finalement je me rétracte en voyant les heures défiler et même en arrivant sur place moins d’une heure avant le lancement de la course, je constate avec plaisir que tout est bien rôdé : attente raisonnable, dossard en main rapidement et dépôt de la consigne effectuée en une minute chrono, parfait ! Je papote avec les coureurs que je croise avant de retrouver Stéphane, mon partenaire du semi du Run in Lyon. Nous nous plaçons à 5 mètres de l’arche 30min avant le début de la course : le départ dans la première vague est assuré, normalement nous devrions éviter les bouchons dans les escaliers cette année 🙂

♦ La course

« Est-ce bien raisonnable de lâcher les chevaux une semaine avant le marathon ? »

Après avoir attendu plusieurs dizaines de minutes sous la pluie je suis la première à m’impatienter, d’autant plus que la course ne démarre pas à 19h précises. Une fois le coup d’envoi donné, je ne réfléchis pas : je sais que la toute première partie du parcours est très roulante puisque nous descendons direction le quartier du Vieux Lyon sur un tracé de plus d’1,5km. Dans le but d’être moins gênée par les autres coureurs sur les chemins les plus exiguës pour la suite de la course, j’accélère le plus possible, tant et si bien que je parcours les 2 premiers kilomètres en 8 minutes.

J’entends d’ailleurs un «Allez Bisounours, t’as une belle allure !» qui surgit de nul part : c’est Jérémy qui sera lui aussi à Athènes dimanche, me doublant à toute vitesse ! Il est bien loin le temps où je lui servais de lièvre sur le 23km du LUT 😀 Cette petite mise en jambes, rapide et  légèrement glissante, s’est avérée plus qu’utile pour attaquer la première difficulté du parcours : la montée de Choulans suivie par la courte mais très pentue rue des Tourelles que j’arpente fièrement sans marcher.

Quelques instants de répit et il est déjà tant de se confronter à la montée du Télégraphe en nous dirigeant vers le Jardin de la Visitation. Habituée à y passer lors de mes entraînements c’est, je pense, LA côte que je déteste le plus à Lyon, allez savoir pourquoi ! Quoiqu’il en soit, cette fois-ci je la grimpe en courant et sans broncher, il faut savoir se faire violence parfois. Tout le long du parcours, je double et me refais doubler par 2-3 femmes… c’est vraiment sur ce type de course que l’on peut constater les atouts et les lacunes de chacun : contrairement à mes premiers trails urbains où j’étais en difficulté dans les montées et lors des descentes d’escaliers, j’ai pu facilement constater à quel point ma technique avait évolué. J’ai gagné en aisance et c’est justement sur ces points précis que j’ai su tirer mon épingle du jeu.

« Chutera ou ne chutera pas ?  »

Pour grimper les marches, notamment celles de la montée du Greillon, j’adopte la même technique que celle que j’avais mis en place lors de l’Ultra Boucle de la Sarra quand nous devions subir les centaines de marches de la montée Nicolas de Lange et cela s’avère plutôt efficace. Changement de terrain quand nous arrivons en haut de la piste de la Sarra : je l’ai dévalée tellement de fois cette année que j’ai l’impression de la connaître par cœur même dans le noir ! C’est donc à toute allure que je double quelques concurrents plus précautionneux avant de passer devant les supporters les plus motivés présents sur le parcours : les copains de Courir à Lyon ! Très contente de les voir, c’est au rythme de la chanson «la Tribu de Dana», hurlée à tue-tête en hommage à mes origines bretonnes et qui résonne dans toute la Sarra, que je remonte la partie composée d’escaliers en direction de la Basilique de Fourvière.

Pas de chute à déplorer dans la Sarra donc, ni sur la passerelle des Quatres-Vents contrairement à l’un des coureurs qui me suivait. Par contre, c’est en descendant les marches d’un escalier glissant 2 par 2 sur l’Esplanade de Fourvière que j’ai à mon tour été victime de la pluie battante. Rien de bien grave, je me relève et repars après cette petite chute pour courir à travers les sentiers des jardins du Rosaire que j’adore dévaler lors de mes entraînements. Plus la ligne d’arrivée approche et plus je ressens la compétition vis-à-vis des concurrentes qui me talonnent continuellement. Je sens que les jambes fatiguent mais j’essaye de faire de mon mieux et c’est en 1:07:24′ que je passe sous l’arche au cœur des amphithéâtres gallo-romains, heureuse d’ajouter une course de plus à mon palmarès.

♦ Mon bilan

« Les entraînements ont payé. »

1h07 à ma montre, c’est tout de même 15min de gagnées par rapport à la performance que j’avais réalisé en 2015. La différence est énorme ! Je suis classée 259ème/3460 participants au scratch et je termine dans le top 10 féminin. 

Très contente de pouvoir constater mes progrès. Non seulement je prends du plaisir à m’entraîner presque tous les mardis lors des sessions Urban Trail avec les coureurs de Courir à Lyon mais quand je vois à quel point j’ai pu améliorer mes techniques de course, je me dis que mes efforts n’ont pas été vains !


♦ Mes prochains défis sportifs

L’échéance approche, je m’envole dans 4 jours pour Athènes afin de réaliser le plus gros challenge qui m’attendait cette année : mon premier marathon ! Mélange de stress et d’excitation, j’ai vraiment du mal à imaginer la manière dont je vais gérer cette course… quoiqu’il en soit je n’ai pas d’objectif en particulier mis à part le finir et apprécier au mieux chaque minute jusqu’à la ligne d’arrivée. J’espère que vous serez nombreux à me suivre lors de cette aventure !

 

Justine

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