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Retour sur le Great Breweries Marathon

Aller courir dans le Nord de la Belgique pour partir à la découverte des brasseries qui font la réputation du pays ? Voilà une idée saugrenue à laquelle je n’aurais jamais pensé ! Et pourtant, je me suis bien rendue en région flamande le week-end dernier pour participer à la deuxième édition du Great Breweries Marathon. Le principe ? 2 courses et 2 marches de 42km ou 25km au départ de la ville de Puurs située dans la province d’Anvers, le point de départ étant donné à la brasserie Duvel, l’une des bières belges les plus connues.

Pourquoi cette course ? Tout porte à croire que je pourrais être une grande amatrice de bière au vu du contexte alors que ce n’est pas forcément le cas. J’ai d’ailleurs commencé à apprécier cette boisson houblonnée sur le tard ! Ne connaissant absolument pas la Belgique, j’ai trouvé l’idée sympa lorsque mes amies Camille et Aurélie m’ont annoncé leur intention d’y participer il y a de cela quelques mois. Conjuguer sport et tourisme : façon agréable de découvrir des endroits méconnus et de s’imprégner d’une ambiance pour s’évader un peu du quotidien !

Après avoir déambulé dans les rues bruxelloises la veille (sans avoir oublier de goûter aux spécialités locales, nombreuses et variées !)  c’est en début de matinée dimanche dernier que nous sommes partis, avec Camille, Nathan et notre team de supporters, direction le Nord de la Belgique.

 Mes impressions sur le départ

« Première course à l’étranger, et pas des moindres ! »

Le 25km ne débutant qu’à 11h15, nous sommes arrivés sur les lieux assez en avance pour pouvoir assister au départ des coureurs sur la distance du marathon. Il est environ 9h et la chaleur se fait déjà ressentir, ça promet… À peine arrivés, nous sommes déjà plongés dans l’ambiance. Je me rends compte qu’il y a très peu de francophones présents sur l’événement, ça dépayse pas mal d’entendre parler néerlandais à tout va au micro ! Nous allons récupérer nos dossards accompagnés du T-shirt créé pour l’événement : « A run is like a beer, I’m much happier after I’ve had one » Le slogan inscrit sur celui-ci annonce la couleur !

Serais-je vraiment plus heureuse après avoir couru cette course ? J’en viens tout de même à me poser la question car je ne me suis entraînée qu’une seule fois depuis l’Ultra Boucle de la Sarra. Manque de temps, manque de volonté il faut l’avouer, mais aussi parce que j’ai fait une belle chute dans une descente lors de cette sortie et que les contusions qui en ont résulté me gênaient quelque peu lors de l’effort. Finalité heureuse ou non, j’entre dans le SAS de moins de 2h20 avec Nathan qui participe à son premier 25km en ayant hâte de m’élancer sur le parcours.

 La course

« Qui aurait cru qu’il allait faire aussi chaud dans le Nord de la Belgique ? »

Les vagues des premiers SAS s’élancent chacune leur tour quand vient le moment pour nous de passer sous l’arche de départ. J’essaye plus ou moins d’évaluer l’allure que je devrais mener pour être à l’aise le long du parcours mais j’ai du mal à réfréner mes envies de galoper en ce début de course. Nous passons par des petits villages flamands, les maisons en brique typiques du coin en guise de décor, pour emprunter ensuite des chemins de campagne dès le 2ème kilomètre. Pour le coup j’ai préféré l’asphalte aux sentiers sur lesquels notre passage provoquait de gros nuages de poussière plutôt désagréables à traverser… Après avoir visité la capitale belge la veille, le changement d’environnement est flagrant : des champs à perte de vue, des petits hameaux par-ci, par là, le tout sur un terrain des plus plats.

En forme en ce début de course, nous dépassons de nombreux coureurs en appréciant chaque passage sous les « rideaux d’eau » installés en prévision des fortes chaleurs. Quelques supporters ont sorti leurs tuyaux d’arrosage pour notre plus grand bonheur. La course ayant débuté en fin de matinée, autant dire que le soleil tapait fort lorsque nous étions en plein effort ! Des ravitaillements en eau étaient notamment prévus tous les 2,5km pour pallier à la chaleur environnante. L’une des choses qui m’a relativement frappé, due certainement à une différence culturelle, a été le manque d’enthousiasme des supporters tout le long de la course. Non seulement il n’y avait pas foule mais les gens étaient peu enclins à nous applaudir ou à nous dire des petits mots d’encouragement. Même si je ne comprends pas le néerlandais, ça fait toujours plaisir de voir que des personnes font tout pour nous motiver !

« À l’évidence, la bière sera bien méritée à l’arrivée ! »

Au bout de 10km, nous traversons la brasserie Palm. Le lieu en-soit est très joli et nous passons à l’intérieur des bâtiments, visite très sympa ! À l’extérieur, de nombreuses personnes sont présentes mais je sens l’ambiance un peu molle… sauf qu’il me reste encore 15km à parcourir sous le cagnard, j’ai besoin d’encouragements moi 😀 Je décide donc de booster les spectateurs et ça fonctionne vraiment bien, nous avons enfin droit à des applaudissements ! Sur le moment on s’en amuse avec Nathan, ça nous rebooste pour la seconde partie de la course. En effet, plus les kilomètres défilent et plus la chaleur écrasante se fait ressentir. Les jambes deviennent plus lourdes et plus nous avançons, plus nous voyons de gens marcher sur le parcours. J’ai pris des bidons d’eau en prévision car je n’aime pas casser mon allure en m’arrêtant à tous les ravitaillements mais je sais qu’il va falloir que je m’hydrate au maximum si je ne veux pas me retrouver en difficulté avant la fin de la course.

Les paysages défilent, nous passons notamment à côté de champs de houblon. Intriguée par la hauteur de ces plantes que je n’avais jamais vues, c’est par la suite que j’ai appris de quoi il s’agissait. À l’inverse, c’est les chevaux qui étaient intrigués en voyant la foule de coureurs longer leurs champs, nous en avons croisé souvent tout au long du parcours. Le manque d’entraînement des semaines précédentes a commencé à se faire ressentir dès le 15ème kilomètre. Nathan m’indique qu’il peine depuis près de 5km lorsque nous voyons un panneau indiquant le prochain ravitaillement dans 1,5km. Je lui propose alors de faire une petite pause car je n’ai plus d’eau et, dans tous les cas, mieux vaut finir la course dans de bonnes conditions même si le chrono n’est pas au rendez-vous.

18ème kilomètre : nous nous arrêtons. J’ai tellement soif que je bois au moins 5 verres d’eau d’affilée pour me remettre d’aplomb ! Il ne reste que 7km et pourtant j’ai déjà bien puisé dans mes réserves. Il y a peu d’ombre sur le parcours et la chaleur est vraiment assommante… vu le nombre de coureurs qui marchent, le niveau de difficulté est bien réel. Nous repartons quelques instants plus tard en réduisant l’allure pour tenir jusqu’au bout en courant. Je me jette sous les rideaux d’eau dès que j’en vois ou m’asperge d’eau à chaque ravito : supportant peu la chaleur en tant normal, je trouve que c’est un véritable challenge de gérer l’effort par ce temps ! Heureusement la ligne d’arrivée approche. Dernier ravitaillement 2km avant la ligne d’arrivée, la Brasserie Duvel à traverser et c’est après 2h14 de course que nous franchissons l’arche d’arrivée avant de nous allonger à l’ombre, heureux d’avoir bravé cette canicule belge jusqu’au bout.

 Mon bilan

Course éprouvante mais ravie d’avoir pu découvrir la région flamande de cette manière. Avec un temps officiel de 02:19:29 et une course réalisée sous un soleil de plomb et sans pression, je termine tout de même à la 410ème place/2233 et finis 20ème/202 de la catégorie des Seniors Femme.

Contente d’avoir partagé cette course avec Nathan et d’avoir réalisé cette aventure avec Camille. Cette épopée belge aura été courte mais intense et je repars avec une jolie médaille décapsuleur et un coffret de bières réalisées par les brasseries partenaires de l’événement en guise de récompense, histoire d’être dans le thème jusqu’au bout 😀


 Mes prochains défis sportifs

Après y avoir assisté l’année dernière, j’aurais souhaité participer au 23km du Trail des Passerelles du Monteynard qui a lieu en juillet mais malheureusement les inscriptions sont closes depuis quelques semaines déjà… pas de challenges en prévision pour les semaines à venir donc. Pause estivale ? Pas forcément, je ne serais pas contre  le fait de relever de nouveaux challenges sportifs cet été avant d’enchaîner avec ceux qui se profilent pour la rentrée.

Restez connectés pour savoir ce qu’il en sera  😉

 

Justine

 

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1 Comment

  • Reply
    Thierry lyon running
    23 juin 2017 at 18 h 44 min

    Pause estiv… Non… Bah non si tu ne cours pas je n ai pas d articles á lire donc je te propose les trails verticaux d été. Bravo pour ta course. 🙂

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