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Retour sur la Féminine Yves Rocher

L’avant dernier week-end d’octobre est souvent synonyme de sport pour la ville de Rennes. En effet, le dimanche a lieu le marathon Vert de Rennes et son panel d’épreuves athlétiques : marathon en solo, marathon en duo, marathon en relais, la marche nordique et enfin la féminine Yves Rocher (en marche ou en course). Le marathon Vert porte bien son nom puisqu’il a un but caritatif : courons pour la planète en plantant un arbre en Inde par kilomètre parcouru. Cette année, pour la 7ème édition, plus de 4 000 coureurs ont franchi la ligne d’arrivée. Cette année, j’ai décidé de refaire la féminine Yves Rocher (j’avais déjà fait cette course en 2014 sous le format 5km) toujours dans une optique de reprise après grossesse. Retour sur cette belle course au coeur de Rennes.

La féminine Yves Rocher est une course sur route entièrement dédiée aux femmes. Il est possible de la faire en marchant ou en courant. Comme son nom l’indique, la course est lancée en partenariat avec Yves Rocher. La course offre la traversée des lieux historiques de Rennes tel que le parlement de Bretagne, le parc du Thabor, la Mairie ou encore l’Opéra. Ambiance conviviale garantie dès le départ avec pas loin de 1 400 femmes.

Contrairement à la plupart des courses que l’on connait, le départ et l’arrivée sont à deux points différents. Côté logistique, il faut donc être malin. Des navettes sont mise à disposition si besoin mais pour ma part, c’est Teddy qui me dépose sur le campus de Beaulieu et assure toute la partie logistique après avoir déposé notre fille en garde pour quelques heures.

♦ Mes impressions sur le départ

J’arrive assez facilement sur le campus vers 8h30 et commence par un bref échauffement. Clairement, j’ai pas trop les jambes et j’ai du mal à me mettre dedans pour le moment. Cependant, c’est vraiment le format de course que j’affectionne et je suis vraiment heureuse d’être là. Pour une fois, je ne suis pas nouée par le stress. Il ne fait pas vraiment chaud alors je suis clairement ravie d’avoir opté pour un legging et un coupe vent. Teddy m’assiste et c’est vraiment plaisant de se retrouver pour partager ce moment. En 2014, j’ai souvenir qu’on avait eu un échauffement fitness et que l’ambiance était bien au rendez-vous. Cette année, cela a été un peu plus furtif, par manque de temps.

Les marcheuses et les coureuses sont plus ou moins mélangées alors j’ai clairement décidé de partir plutôt devant pour éviter les bouchons. Aucun objectif de temps pour cette course. Juste du plaisir. Bien installée au chaud dans la ligne de départ, un dernier baiser à mon chéri et retentit le départ à 9h.

Je pars tranquillement même si les filles devant sont parties vite. Je la joue assez stratégique car j’ai étudié le parcours grâce à Elsa qui l’avait fait en 2015. Je sais que le parcours est plus difficile à mi-route donc je préfère m’économiser. Je retrouve Lili dans le premier kilomètre, on échange quelques mots mais clairement je ne veux pas la ralentir car elle veut finir en moins de 40 minutes et je ne m’en sens pas capable pour cette fois-ci.

♦ La course

Le début de la course se passe sur le campus de Beaulieu. C’est un campus universitaire rattaché à l’université de Rennes 1. Il s’étend sur plus de 60 hectares. Il nous faut pas loin de 2 kilomètres pour commencer à rejoindre les bords de Vilaine. Je me sens bien. Le cardio est en place et j’arrive rapidement à me placer à 5.30 minutes au kilomètres. Je ne sais pas si vous vous rendez compte mais pour moi, c’est un record en ce moment. J’ai rarement couru à cette allure depuis que j’ai repris. J’ai cependant les jambes en coton et je sens que physiquement ça va se gâter.

Du kilomètre 2 au kilomètre 4, nous traversons l’avenue François Chateau et Sergent Maginot, cette interminable ligne droite qui n’offre pas grand chose de somptueux en termes de paysage. Il faut juste bien gérer les relances sous les passages sous les ponts. Se détendre en descente et attaquer en montée. J’aperçois Elsa au kilomètre 3 et me voici boostée pour continuer.

Equipement complet : ensemble Adidas legging + coupe vent Supernova / bandeau réversible Odlo /
chaussures Saucony Zealot ISO / cache cou / porte dossard Kalenji

J’en profite pour récupérer gentiment et apprécier le moment. Après tout, je suis venue pour cela et venir au Thabor est toujours un plaisir tellement c’est beau. Sur 10 hectares, on peut y voir un jardin à la française, à l’anglaise et un jardin botanique. Un endroit superbe pour flâner un dimanche.

Kilomètre 6, il est bientôt temps de retrouver le centre ville de Rennes et le parlement de Bretagne avec ses pavés « casse-guiboles » comme je les appelle. Teddy m’y attend et ça fait un bien fou de le voir même si je me sens bien. J’ai gardé un rythme constant. Je lui propose de me suivre jusqu’à la fin mais il est vite rattrapé par un bénévole qui lui demande de ne pas courir avec moi. On arrive quand même à se voir sur le kilomètre restant.

Place de la mairie, Opéra et place de la république (où je retrouve Elsa), un dernier effort en faux plat sur la rue du Maréchal Joffre et nous voici rapidement à l‘esplanade Charles de Gaulle pour franchir la ligne d’arrivée où je vois 45’20 minutes s’afficher. Je n’avais aucune notion du chrono et aucune déception à déplorer car le but était de finir en entier. Je franchis la ligne et je vois Christine, une amie chère et elle me dit que c’est le temps du marathon et pas celui de ma course. Je regarde ma montre : 42’41minutes ! Quelle bonne surprise.

♦ Mon bilan de course

Une course plaisir avec des jambes un peu capricieuses mais une bonne course. Je ne me suis pas mise dans le rouge volontairement. Je pense aussi surtout qu’après la course, il faut assurer une autre vie de maman. La possibilité de faire une sieste récupératrice n’est pas assurée. Du coup, je pars toujours un peu avec le frein pour le moment. Et je garde le sourire.

Je termine la course en 42’44minutes et me classe à la 302ème place sur 1375 coureuses.

♦ Mes prochains défis sportifs

Il va falloir retrouver une forme musculaire pour arrêter de souffrir physiquement à chaque départ et retrouver une foulée aérienne. En attendant, il me reste 1 mois avant de me re-mesurer sur la distance mythique du 10 kilomètres. Je vais devoir m’entraîner sur la distance, non sans appréhension puisque je n’ai pas couru aussi longtemps depuis plus d’un an.

Et cette année c’est chez moi, à Chantepie, sur un parcours mi-route mi-chemin. Rendez-vous le 26 novembre !

Sarah

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