Nos courses

Retour sur le 25km du trail Rhône-Saône de Caluire

Quelle est donc la prochaine course que je vais bien pouvoir faire ? C’est la question qui m’est venue en tête après m’être inscrite au Semi-marathon de Saint-Priest qui s’est déroulé le mois dernier. N’étant pas disponible le week-end lors duquel a eu lieu le Trail des Cabornis auquel j’aurais aimé participer, je me suis souvenue d’un prospectus que j’avais récupéré lors d’une course précédente et sur lequel s’était portée mon attention… un trail urbain en métropole lyonnaise, parfait pour me préparer au Lyon Urban Trail le mois suivant !

C’est donc dans cette optique que j’ai réservé ma matinée du 13 mars pour courir le 25 km du Trail Rhône-Saône de Caluire, qui, comme son nom l’indique, se parcourt sur un tracé situé entre le fleuve et son affluent principal. Dossard récupéré la veille comme à mon habitude, j’arrive sur les lieux 30 minutes avant le coup d’envoi bien décidée à fouler bitume, sentiers et escaliers d’un pas décidé.

 Mes impressions sur le départ

« Le TRS de Caluire, un LUT à petite échelle ? »

La course s’effectue sur deux parcours respectifs de 13 et 25 km, la distance la plus longue pouvant être réalisée en individuel ou en relais de deux coureurs. Départ simultané pour tous à 9h. Après m’être échauffée quelques minutes, je rejoins les autres coureurs et suis surprise du nombre de participants : je savais que les inscriptions étaient limitées mais je m’attendais tout de même à être plus entourée ! Quoiqu’il en soit il règne une bonne ambiance, l’affaissement de l’arche de départ quelques instants avant le coup d’envoi ayant contribué à détendre l’atmosphère 🙂

FullSizeRender (4)

 La course

« Varier les plaisirs pour briser la monotonie »

Une fois l’arche regonflée, le coup de feu est donné. Je m’élance, prête à relever encore une fois un nouveau challenge puisque c’est la première fois que je parcours 25 km lors d’une course officielle et qui plus est, une course avec plus de 500m de dénivelé positif.

66% de routes, 6% d’escaliers, 18% sur la voie verte et 10% de chemin : voilà la composition annoncée du parcours pour 100% d’efforts à donner ! Je décide donc d’opter pour la même stratégie que celle mise en place durant le 21 km des Foulées San Priotes : me ménager au début pour ne pas trop me fatiguer d’entrée de jeu. C’est le troisième trail urbain auquel je participe, mes deux expériences précédentes étant le LUT et le LUT by Night et je sais que certains passages pourront être éprouvants physiquement même si je ne connais absolument pas le tracé de la course. Or, celle-ci à peine démarrée, une belle descente nous attend déjà ! Une descente annonçant souvent une montée, je commence en douceur, ce n’est que le début de mon épopée…

Nous cavalons à travers la ville, les premiers escaliers à gravir font surface quand nous arrivons sur les berges du Rhône que nous longeons pendant plus de 2 km. Petit moment d’accalmie puisque le chemin est plat, parfait pour profiter des rayons du soleil (en enlevant mon haut thermique car je commence à avoir chaud malgré les 8°C ambiants) et du paysage : on peut apercevoir le Centre de Congrès de Lyon de l’autre côté de la rive. Je commence à me sentir de mieux en mieux malgré une sensation de jambes lourdes sur les premiers kilomètres et heureusement car s’en suivent des escaliers et des montées bien raides ! C’est d’ailleurs dans ces moments que je me rends compte que les centaines de squats, fentes et burpees en tout genre effectués à la salle de sport m’auront été utiles car je ne peine pas trop et j’arrive à bien garder le rythme. Vers le 9ème kilomètre le parcours se scinde en deux : je continuerai le reste de la course uniquement avec les coureurs du 25 km.

FullSizeRender_d1

« Deuxième féminine, la première n’est pas loin devant vous ! »

Je regarde ma montre de temps à autre pour savoir où j’en suis et lorsque je me rends compte que j’ai déjà passé le 10ème kilomètre, je suis contente de me dire qu’il en reste encore 15 car je veux profiter de chaque instant et je trouve que le temps est justement passé beaucoup trop vite ! Vient alors l’un des passages que j’ai préféré durant la compétition : la traversé de chemins en descente. Pour le coup je me suis fais plaisir en dévalant les sentiers à toute vitesse, un peu de verdure hors des routes bétonnées ne fait pas de mal 🙂

Arrivée sur les quais de Saône vers le 13ème kilomètre, un vent de face vient ajouter une petite difficulté à l’épreuve. À ce moment de la course, je suis entourée de quelques coureurs qui ont plus ou moins la même allure que moi et nous nous suivons depuis quelques temps. Retour dans Caluire-et-Cuire, nous passons par la Voie verte et ce fût pour moi le passage le plus long : du plat en ligne droite, de nombreux coureurs et promeneurs profitant du beau temps étaient présents, tant et si bien que je me suis demandée s’ils se rendaient compte qu’une course avait lieu au même moment ! Nous repassons sur le bitume peu avant le 19ème kilomètre, les bénévoles commencent à m’encourager et j’apprends alors que je suis la deuxième féminine. En effet, cela faisait un moment que je n’avais plus vu de femme durant la course. Sachant qu’il me reste 6 km et une grosse demie-heure pour essayer de la rattraper j’accélère alors le rythme, boostée par ces encouragements. De nouveau sur les quais de Saône, le vent toujours de face, je double quelques coureurs : moins de 5 km avant l’arrivée, la fin est proche !

C’était sans compter sur la magnifique côte qui me stoppa net dans mon élan en m’obligeant à marcher vers le 22ème kilomètre… mais qui me permit aussi de voir enfin ma concurrente située tout en haut de la pente ! À ce moment là, deux coureurs commencent à me dire que j’ai les jambes et qu’il y a moyen que je réussisse à la dépasser. Elle me semble un peu loin mais après tout, qui ne tente rien n’a rien ! Une fois arrivés en haut de cette montée, les bénévoles nous indiquent que c’était la dernière difficulté majeure et que le parcours est assez plat jusqu’à l’arrivée. Les coureurs qui m’entourent me motivent et j’annonce alors que si certains se portent volontaires pour me servir de lièvres cela m’aiderait sûrement dans l’effort. Ni une ni deux, Olivier ( un grand merci à lui ! ) accélère le pas et je fais de même. Mes jambes commencent à tirer mais je ne lâche rien, je l’informe pour lui dire que c’est bon pour moi et que je peux tenir jusqu’à la ligne d’arrivée à cette allure (14km/h sur les 2 derniers km). Je dépasse la première coureuse, je continue de courir aussi vite que je peux pour terminer l’épreuve et je ne me retourne plus jusqu’au franchissement de l’arche : 2:13:21 Temps réel. Je reprends mon souffle quand l’animateur vient déjà vers moi pour me poser des questions sur la course au micro. Je prends le temps d’y répondre avant d’aller remercier Olivier arrivé peu de temps après.

FullSizeRender_1

FullSizeRenderaz

 Mon bilan

« J’ai du mal à réaliser. »

J’ai l’impression que les gens blaguent autour de moi. C’était la première fois que je courrais cette distance et je suis la première femme à terminer l’épreuve… c’est quand même fou ! Cette course n’a certainement pas la même envergure que d’autres plus connues, peu de femmes étaient présentes pour courir ce 25 km mais elle restera mémorable et j’en garderai un superbe souvenir. Plusieurs personnes viennent me féliciter, j’attends mon tour pour monter sur le podium et je me sens vraiment gênée : impression étrange que d’être mise en avant alors que je ne me serais pas cru capable de courir une telle distance il y a de cela quelques années…

FullSizeRenderj

 Mes prochains défis sportifs

Vous l’aurez compris, j’ai pris rendez-vous le 10 avril pour participer au Lyon Urban Trail, événement pionnier du trail urbain en Europe. Première course à laquelle j’ai participé en région lyonnaise l’année dernière, je m’alignerai cette fois-ci sur le 23km. Déjà hâte d’y être !

Justine

You Might Also Like

10 Comments

  • Reply
    Alex
    18 mars 2016 at 14 h 12 min

    Bravo Justine,
    Quelle course !!! Tu peux être fière de toi, parce que les bretons sont fiers de toi 😉
    Bisous

    • Reply
      troisnenettes
      18 mars 2016 at 14 h 32 min

      Merci Alexandra ! Même à distance ça fait toujours plaisir de savoir que des gens nous soutiennent 😉

  • Reply
    Thierryobjectifmarathon
    18 mars 2016 at 19 h 23 min

    Oui on voit sur la photo ta petite gêne mais avec l habitude et les prochains podiums ça ira mieux 😉 . On ne se croisera pas avant qq mois. j en ai marre du dénivelé positif.

    Bravo car c’est pas donné à tout le monde. Quand Sarah a posté ça sur Instagram j étais vraiment content pour toi. Bravo.

  • Reply
    BRAZIDEC GRASCOEUR
    19 mars 2016 at 18 h 38 min

    Super Justine, Félicitations ; t’es une gagnante ; gros bisous

    • Reply
      troisnenettes
      19 mars 2016 at 19 h 35 min

      Merci ! Des bises

  • Reply
    Elise
    25 mars 2016 at 14 h 13 min

    Whaou superbe course! tu peux être fiere de toi et de ton podium c’est largement mérité!
    Encore bravo!

    • Reply
      troisnenettes
      29 mars 2016 at 14 h 17 min

      Merci beaucoup Elise, au plaisir de te croiser un de ces quatre sur une course lyonnaise ! 🙂

  • Reply
    Philippe
    29 mars 2016 at 12 h 45 min

    Bravo pour cet article très bien rédigé et pour ta performance.
    Finir première féminine alors que visiblement tu n’avais pas vraiment préparé la course et terminer les 2 derniers kms à 14 km/h après la méga côte de la fin, chapeau ! (je sais ce que cela représente : j’ai fait le TRS moi aussi :-)).

    • Reply
      troisnenettes
      29 mars 2016 at 14 h 20 min

      Merci Philippe ! Ta course s’était bien passée ?
      C’est vrai que j’ai été moi même surprise de pouvoir courir aussi vite après cette fameuse côte qui a bien cassé les jambes.
      J’espère faire aussi bien lors du LUT, J-12 !

      • Reply
        PHILIPPE
        29 mars 2016 at 22 h 09 min

        Oui bien passée, merci. J’ai fini en 2h02, bien mieux que l’an dernier… mais toujours bien loin du podium (à dire vrai, je n’y songe même pas en rêve) ! Bonne chance pour le LUT. Perso, je réserve mes forces pour le marathon d’Annecy : plus long, mais bien plus plat ! 😉 Au plaisir de te croiser sur une autre course.

    Leave a Reply

    error: Content is protected !!