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Retour sur le 18km Trail du Printemps d’Ozon

Ce dimanche 11 mars avait lieu la 24ème édition du Printemps d’Ozon Courir. Le principe ? Un événement pour 4 parcours : 10km, semi-marathon et trails de 18 et 30km, de quoi faire plaisir aux amateurs de bitume et aux casse-cous préférant courir dans la boue !

L’année dernière, j’avais décidé d’y participer à la dernière minute sous l’influence de ma copine Lilie qui y allait pour courir son premier trail nature. Nous étions ensemble sur la ligne de départ du 18km et j’avais vraiment apprécié le parcours qui ne laisse pas de répit grâce à des portions aux spécificités assez variées : singles tracks sinueux, descentes techniques, petites montées et chemins bourbeux ! C’est finalement quelques jours avant la course que j’ai décidé cette année de réitérer sur la même épreuve, mon expérience de l’année précédente m’ayant laissé un très bon souvenir.

 Mes impressions sur le départ

« C’est parti pour la 5ème course de l’année ! »

Inscrite sur place moins d’une heure avant le départ, j’aperçois quelques visages connus avant de rejoindre les copains présents lors de l’événement. La « team Athènes » est bien représentée puisqu’Alex, Lilie, Fafa et Jérémy, qui fait office de meneur d’allure sur le 10km, sont de la partie. La météo des jours précédents n’ayant pas été des plus clémentes, nous savons d’ores et déjà que nous ne serons pas dans des tenues immaculées à l’arrivée ! Heureusement, le ciel pourtant bien grisonnant n’est pas porteur de pluie en ce dimanche matin.

Quelques minutes après le début de la course concernant les courageux qui se sont inscrits sur le Dahu Trail de 30km, nous rejoignons tous ensemble l’arche de départ. Quelques photos de groupe, des encouragements, et c’est à 8h15 sonnantes que nous nous élançons sur ce parcours de 18km traversant les communes de Saint-Symphorien d’Ozon et de Marennes.

♦ La course

« Courir pour le plaisir  »

Non-échauffée avant de commencer à courir, je profite de la première portion du parcours, très roulante, pour me plonger doucement dans le bain. Après le Trail Rhône-Saône de Caluire il y a 2 semaines où j’avais littéralement mis toute mon énergie à contribution, j’ai envie de réaliser ma course en « mode détente » cette fois-ci. Je me suis sentie fatiguée physiquement lors de mes dernières courses et à chaque fois, sans trop savoir pourquoi (sommeil en déficit et manque d’entraînement certainement), j’ai mis plusieurs jours à me remettre de courbatures récurrentes aux mollets. Mes sessions running effectuées la semaine précédant la course ont été encourageantes puisque j’ai eu de bonnes sensations à chaque fois, j’espère alors que ça sera le cas également durant la course.

J’ai surtout envie de me faire plaisir sur ce parcours donc je n’hésite pas à marcher dans les montées quand je n’ai pas envie de pousser le cardio à fond, j’y vais tranquillement. Les premières difficultés apparaissent en effet au bout de quelques kilomètres avec des côtes qui cassent un peu les jambes, rares sont les participants qui ont le courage d’arpenter celles-ci en courant ! Cependant mon rythme est plutôt bon, j’ai les jambes légères et j’avale les kilomètres doucement mais sûrement.

« On tente ? »

Vers le 9ème kilomètre, nous entamons l’une des parties du parcours que j’avais préféré l’année dernière : une belle descente sinueuse en plein sous-bois. Bémol cette année : le chemin est très glissant à cause de la boue et surtout, je vois flou !  Comme expliqué dans mon compte-rendu du Trail Givré, je souffre d’une hyper-fatigue des yeux nécessitant une rééducation visuelle. Cet inconvénient majeur n’étant toujours pas résolu, j’ai tendance à avoir la vue embuée après des efforts de concentration un peu trop poussés. Résultat : j’ai vraiment peur de chuter dans la descente parsemée de cailloux ou un mauvais placement du pied pourrait être fatal… je continue alors mon chemin comme si je marchais sur des œufs et me fais doubler par plusieurs concurrentes.

Tout à coup,  c’est Fafa qui me dépasse à toute vitesse en me demandant ce que j’attends pour accélérer, hors de question qu’il me passe devant ! 😀 Je le vois s’éloigner et une fois cette partie du parcours terminée, je le suis à la trace en le rattrapant dans une montée. C’est juste avant de le rejoindre que l’un des bénévole m’annonce que je suis 5ème féminine. Je vois au loin 2 autres participantes, ce sont les femmes qui m’ont doublé lorsque je me suis retrouvée démunie dans cette fameuse descente en pleine forêt. Il n’en fallait pas plus pour me motiver : j’accélère le rythme, fini la rigolade ! J’ai limité mes efforts en première partie de course et il m’en reste encore pas mal sous le coude, je sais que je peux en rattraper quelques unes et tenter le podium féminin.

L’avantage d’avoir déjà participé à la course l’année passée est que je sais exactement à quoi m’attendre lors des derniers kilomètres. Je double une concurrente dans la côte qui représente pour moi la dernière difficulté majeure du parcours, reste à garder le rythme dans les singles longeant la rivière et dans les bois puis accélérer sur le bitume avant de franchir la ligne d’arrivée. Je dépasse une seconde participante puis me retrouve juste derrière une autre femme qui ne semble pas se rendre compte que je la talonne. J’essaye d’analyser ses foulées, elle semble un peu fatiguée alors que je suis en pleine forme et que je n’hésiterais pas à accélérer au maximum si besoin. Nous rejoignons la route à 300m de l’arrivée ce qui nous mêle à la foule des premiers participants du 10km. C’est là que j’aperçois mon pote Quentin qui me cri « Allez Juju ! » en arrivant à ma hauteur donnant l’occasion à ma principale concurrente de se rendre compte que je la suivais à pas de loup… elle accélère et ni une ni deux je me lance alors dans un sprint sur les 200 derniers mètres en donnant tout sans me retourner ! Grand bien m’en fasse, c’est en 1:39:16 que je franchis l’arche d’arrivée en la dépassant de peu.

♦ Mon bilan

« J’ai bien fait de venir ! »

Première de ma catégorie et seconde au classement féminin (à moins d’une minute de la gagnante, j’aurais peut-être dû moins prendre mon temps durant la course si j’avais su !), je termine ce 18km à la 51ème place/296 du classement général. Je gagne également 5 minutes par rapport à mon chrono de l’année précédente alors que le terrain était beaucoup plus humide cette année.

 Je m’en sors plutôt bien finalement pour une course à laquelle je voulais participer sans trop forcer ! Contrairement aux différentes compétitions auxquelles j’ai pu participer depuis le début de l’année, je n’ai ressenti aucune fatigue physique lors de la course. M’étant imposé des entraînements relativement aléatoires et clairsemés depuis le marathon d’Athènes en novembre, j’ai petit à petit retrouvé de bonnes sensations ce qui me motive clairement  pour mes entraînements des mois à venir qui seront certainement plus exigeants.

♦ Mes prochains défis sportifs

Rendez-vous au parc de Parilly pour ma deuxième participation à l’Ekiden de Lyon, un marathon en relais que je réaliserai avec mes coéquipiers du Team Terre de Running Bellecour. Encore un beau moment sportif et convivial en prévision !

 

Justine

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