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Retour sur les 10 km de Domloup

Le jeudi 5 mai avait lieu la 39ème édition des foulées de Domloup en Ille-et-Vilaine près de Rennes. C’est une course populaire et conviviale qui réunit des coureurs débutants et confirmés sur un parcours de 10km.

L’année dernière, j’avais déjà participé à cet événement le 18 mai mais dans d’autres conditions. Il pleuvait beaucoup ce matin là et j’étais en pleine reprise de la course à pied. Je ne connaissais pas le parcours et j’y étais allée seule avec une certaine appréhension.

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Pour cette année, le thermomètre affiche déjà 15 degrés à 10h, le soleil tape et je suis accompagnée par mon bien aimé. Le parcours est le même que l’année dernière donc je sais que cela ne va pas être facile. Je n’ai pas non plus bossé en entraînement pour affronter ce genre de course à relances qui enchaîne route et chemins. Depuis le semi-marathon de Nantes, j’ai pris des vacances en Corse et j’ai surtout freiné la course pour me remettre d’aplomb pour les futurs défis à venir.

Nous récupérons nos dossards à la salle polyvalente et commençons le traditionnel tour de chauffe.

♦ Mes impressions sur le départ

« la primo passage : pas pour moi »

Une fois n’est pas coutume, nous retrouvons sur place des amis et des proches que nous avons l’habitude de voir. Virginie qui enchaîne les courses avec brio, Alexandra qui a toujours une pêche d’enfer, Stéphane de la CAP nature et des visages familiers avec qui on prend toujours plaisir à parler. Il fait beau et il règne une ambiance très familiale. Les riverains sont venus nombreux pour supporter les coureurs en ce jeudi de l’ascension.

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Petite spécificité de ce départ : l’arche est en montée. Il faut donc être assez malin pour se placer au plus près du départ afin d’avoir le moins de côte à grimper. Autre spécificité : la primo passage. Les 5 premiers coureurs (et premières coureuses) au 1500 mètres se répartissent 1500€.  Cela signifie que la tête de course va aller très vite et qu’il faut se méfier pour ne pas se griller dès le départ.

J’arrive à me placer non loin de l’arche, le pistolet retentit à 10h30 et j’ai déjà très chaud …

♦ Mes impressions sur la course

« Maudite chaleur »

Il y a pas mal de coureurs sur cette édition et ça bouchonne déjà au départ. Ce n’est pas plus mal car au moins cela va nous éviter d’être entraînés par la tête de course. Teddy m’accompagne sur le parcours pour me servir de lièvre (j’ai cette chance). Ce qui m’inquiète, c’est que je suis déjà en nage au bout du 1er kilomètre (pourtant j’ai bien mangé) et ne me sens pas bien du tout. Ça commence bien ! Je sais déjà que je vais subir la chaleur et comme je n’ai pas anticipé, je n’ai pas de casquette. Par chance, on a déjà un ravito avant le kilomètre 3. J’en profite donc pour boire et m’asperger d’eau.

Nous rencontrons les difficultés dès le début car le parcours monte et descend, enchaîne routes et chemins sans cesse. La première parcelle de sentiers arrive après le kilomètre 2. C’est une des difficultés majeures de la course car le sentier est truffé de relances, de petites montées/descentes et des virages. En plus c’est assez serré donc quasiment impossible de doubler si nécessaire. Le tout sur 2 kilomètres pour ensuite attaquer, après un nouveau passage dans la ville, une autre partie chemin beaucoup moins glamour que la première : 3 belles lignes droites. En plein soleil, je me suis forcée à regarder mes pieds et non devant moi car psychologiquement j’ai commencé à craquer au kilomètre 4.

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La chaleur me freine, rend mes jambes lourdes et je me sens très pataude. Je n’arrive pas à me tenir droite et à attaquer correctement malgré les encouragements de Teddy et la présence de Virginie avec qui j’ai fait une partie de la course. On passe le kilomètre 5 en 25’37.

À partir du kilomètre 6, je suis déjà rincée, assoiffée et en sueur. Il y a très peu de passage à l’ombre et je remercie l’organisation pour avoir placer 3 points de ravitaillement qui ont été d’une aide non négligeable. À chaque passage, je bois et me renverse un verre d’eau sur la tête tellement je suis asséchée. Teddy m’aide beaucoup aussi et fait office de porteur d’eau.

Au kilomètre 7, on repasse dans les quartiers proches de l’arrivée, les supporters sont là, je vois encore des visages connus et cela me donne le sourire malgré ma souffrance. On doit ensuite attaquer la dernière boucle qui emprunte les sentiers sinueux que nous avons déjà traversé au début de la course. Je ne cache pas mon ras le bol pour ne pas dire autre chose car je ne prend aucun plaisir à courir à cause de la chaleur. Je perds Virginie en route car elle a plus de jus que moi et j’essaye tant bien que mal de continuer ma route mais je n’ai qu’une envie : marcher.

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Nous ne sommes plus très loin de l’arche finale, je sais que je ne dois pas lâcher. Pendant la course, je n’ai pas trop regardé mon chrono alors je ne sais pas du tout où on en est et ce n’est pas plus mal. Le kilomètre 9 arrive, toujours pas de jus dans la machine, j’avance péniblement et j’en arrive même à marcher 300 mètres avant la fin tellement je me sens faible. Teddy me raccroche et arrive à me mener jusqu’à la fin en accélérant.

♦ Mon bilan sur la course

« On repassera… »

C’est une course que je savais difficile. Je ne m’étais fixé aucun objectif avant d’y aller si ce n’est prendre du plaisir. Et cela a été très compliqué. En Bretagne, nous n’avons pas eu de grosses chaleurs ces derniers temps et j’ai été assez surprise par la météo. J’ai pris du temps et du repos avant cette course donc pas de surprise. Je reste quand même satisfaite car je termine ma course en 52’53 (457 sur 674 classés – 23ème femme non licenciée) soit moins que l’an passé. Et comme je le dis toujours, le principal c’est de passer la ligne d’arrivée. Je me rends compte que j’ai des progrès à faire sur les parcours à relance et que j’ai encore du travail de force à faire avant Pacé le 12 juin.

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Il est intéressant de passer par ces phases où l’on se sent nul car au moins on cherche des solutions pour s’améliorer et c’est valable au quotidien.

♦Mes prochains défis sportifs

Mon rendez-vous de l’année c’est Pacé le 12 juin. Je sacrifie ma soirée d’anniversaire (le 11 juin) pour faire cette course. C’est ma course à record et je sais qu’on va s’éclater. Alors d’ici là.. place au fractionné et à la vitesse car à Pacé je dois battre mon record personnel sur 10km qui est de 48m59s.

Sarah

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1 Comment

  • Reply
    Alex
    6 mai 2016 at 12 h 03 min

    Coucou Sarah, pour l’avoir vécue moi aussi hier cette course nous a tous surpris par le temps. Il est vrai que dès 10h ça tapait déjà pas mal… Cette gestion de chaleur a été particulièrement compliquée n’étant plus habituée au soleil… Heureusement que le premier ravito était rapide ce qui nous a permis de nous asperger d’eau.
    Le principal est que tu te prépares pour ta course de juin. Alors en attendant c’est que du plaisir.
    A bientôt.
    Bisous

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