Running Santé

La fracture de fatigue

Nous arrivons doucement à la fin de l’année et petit à petit, je commence à dresser le bilan d’une année 2016 qui n’aura pas été de tout repos ! Année marquée par de beaux moments sportifs, elle aura malheureusement été entachée par une grosse douleur survenue au mois de mai et qui ne fût pas sans conséquences.

La hantise de tout sportif qui se respecte ? Il s’agit évidemment  de la blessure ! La mienne aura pris l’aspect d’une crampe très douloureuse au pied droit lors d’un entraînement et aura été diagnostiquée quelques jours plus tard à l’hôpital : une fracture de fatigue du deuxième métatarse.

Pratiquant la course à pied, j’avais déjà entendu parler de ce mal du coureur mais évidemment, j’étais persuadée que ça ne m’arriverait pas à moi ! Et pourtant… force est de constater qu’il existe parfois des paramètres que nous ne pouvons maîtriser malgré nos précautions.

Qu’est-ce qu’une fracture de fatigue ?

La fracture de fatigue (ou fracture de stress) est le résultat d’une activité physique intensive. Contrairement à une fracture classique provoquée généralement par un choc violent, la fracture de fatigue est la plupart du temps une fissure incomplète de l’os provoquée par des contraintes importantes et répétées. Survenant lorsqu’un os est trop ou mal sollicité elle touche en particulier les sportifs, les zones les plus concernées étant le tibia, le péroné et les métatarses (os de l’avant-pied).

img_2648

Comment la reconnaître ?

Difficile parfois de détecter une fracture de fatigue, la douleur et la gêne dépendant de la sensibilité de chacun. Pour ma part, la douleur a été intense sur le moment mais pour avoir eu plusieurs fractures auparavant, je n’ai pas du tout eu le même ressenti. La douleur s’est atténuée (en restant tout de même plus ou moins présente lors de la marche) les 2 jours qui suivirent avant d’être ravivée lors d’une course à laquelle je participais 3 jours après (grosse erreur de ma part d’y avoir participé malgré cette douleur je le reconnais). Pied gonflé et endolori, incapable de marcher le lendemain, il fallait se rendre à l’évidence : il ne s’agissait pas d’une douleur bénigne !

Quelques signaux peuvent néanmoins vous alerter :

  • la douleur est apparue au cours d’une activité physique intense ou inhabituelle
  • votre douleur s’est aggravée au fur et à mesure
  • vous percevez une amélioration lorsque vous vous reposez
  • vous avez un œdème à l’endroit de votre douleur

Pas toujours décelable lors d’une radiographie, une scintigraphie ou un IRM peuvent permettre de diagnostiquer une fracture de stress.

img_1938

Quelles sont les causes d’une fracture de fatigue ?

Lorsque l’os subit des impacts (sauts, foulées), il est victime de fissures microscopiques. Il se reconstruit grâce au repos et à l’alimentation en devenant même plus fort pour s’adapter au mieux à ces contraintes. Seulement, les conditions ne sont pas toujours réunies pour que l’os puisse se réparer convenablement et la fracture se produit.

Il existe de nombreux facteurs déclencheurs possibles comme des chaussures de course ou des semelles non adaptées, un entraînement ou un terrain inhabituel, un état de fatigue général, des troubles alimentaires… il est souvent difficile de définir clairement les causes d’une fracture de fatigue car plusieurs facteurs entrent en jeu.

En quoi consiste le traitement d’une fracture de fatigue ?

Le repos est bien sûr la condition première pour se remettre d’une fracture de fatigue. Si la douleur est vive au début, n’hésitez pas à glacer la zone blessée régulièrement. Ménagez-vous au maximum, le sport déclencheur doit-être interrompu et remplacé au bout de quelques semaines par des disciplines sportives plus douce telles que la natation ou le vélo. La musculation et le stretching sont aussi autorisés tant qu’ils ne sollicitent pas directement l’os.

Généralement, des examens ont lieu un mois après le diagnostic pour savoir si l’os s’est ressoudé correctement mais la remise en forme doit débuter doucement au bout de 8 semaines environ. Concernant, le sport dans lequel est survenue la fracture de fatigue, il faut compter environ 3 mois d’arrêt de sport comme ce fût mon cas avant de reprendre la course à pied. Une reprise trop précoce serait néfaste, il est donc important de respecter les consignes des médecins à ce sujet pour ne pas aggraver la situation et entacher la phase de guérison.

En général, l’os est renforcé là où il est sollicité d’où l’importance de varier ses entraînements pour éviter un risque de stress qui provoquera une blessure de ce type ! Soyez à l’écoute de votre corps. N’oubliez pas que les paramètres extérieurs à votre pratique sportive jouent aussi un rôle concernant votre condition physique et vos performances. N’hésitez pas à consulter un médecin et un podologue du sport qui vous prodigueront les conseils adéquats pour votre reprise sportive. Si malheureusement vous êtes un jour confronté à ce mal du sportif, prenez votre mal en patience ! C’est une étape difficile mais vous ferez d’autant plus attention à votre bien-être et à votre santé par la suite, ce qui ne peut être que bénéfique pour vous.

Justine

You Might Also Like

2 Comments

  • Reply
    Fanny
    15 novembre 2016 at 13 h 24 min

    Je ne connaissais pas ce type de blessure ! Je suis plus adepte de la tendinite^^

  • Reply
    EniLaroc
    15 novembre 2016 at 14 h 57 min

    Effectivement c’est toujours difficile de savoir s’arrêter quand on aime le sport… J’ai beau le savoir ça a été difficile d’écouter mon kiné quand il m’a dit stop !
    En tout cas j’espère que tu vas revenir en très grande forme pour l’année 2017 !

  • Leave a Reply

    error: Content is protected !!