Running

Drop et amorti : quelle différence ?

Ce sont devenus deux critères de choix lors de l’achat d’une paire de running, même si l’on reste parfois perplexe et intrigué quand on nous en parle : « celle-ci possède un drop de 6mm avec un excellent amorti, alors que celle-là n’a que 8mm de drop… ». Air interrogateur, cerveau qui cherche l’information. Mais c’est quoi cette histoire de « drop » ?!

L’amorti

Premièrement, grosse erreur à ne pas faire : on ne confond pas le drop avec l’amorti. Ces deux choses, même si elles peuvent se compléter, n’ont rien de similaire.

L’amorti permet de limiter les impacts au sol qui se répercutent normalement dans les os et les muscles. Autrement dit, la semelle absorbe l’énergie créée pendant l’effort pour la dissiper dans l’ensemble du corps. Ainsi, vous préservez vos genoux et votre dos.

Inutile de chercher sur la chaussure, l’amorti ne se voit pas. En effet, il se trouve dans la semelle et chaque marque a sa manière de le travailler. Par exemple, chez Adidas, l’amorti se trouve dans la technologie « Boost ». Chez Mizuno, ce sera la technologie « Wave », « Zoom » chez Nike, «Fresh Foam » chez New Balance… Chaque fabricant a sa propre marque de fabrique en terme d’amorti. Et ce n’est pas parce que l’on parle d’amorti que l’on parle de confort !

Le drop

Le drop, lui, c’est la différence de hauteur entre le talon et l’avant du pied, soit la différence entre l’épaisseur de la semelle arrière et celle de l’avant. Ce paramètre s’exprime en millimètres. Plus cette différence est petite (par exemple 4mm), plus la foulée du coureur est « naturelle » voire « minimaliste ». En effet, la pose du talon est considérablement réduite et le coureur prendra alors une foulée médio-pied, ce qui lui vaudra une course plus économique et moins traumatisante pour ses articulations. Certains coureurs tendent même vers le « zéro-drop ».

Avant, la norme était plutôt de 12mm, alors qu’aujourd’hui les marques permettent aux adeptes de trouver des chaussures avec des drops variant entre 4 et 8mm.

Choisir sa chaussure en fonction du drop

La course « naturelle » est celle qui reste la plus économique car la plus adaptée à notre schéma biomécanique. Avec une chaussure classique (drop de 12mm), il est quasiment impossible de courir de façon naturelle. Cependant, elle entraîne une sollicitation plus importante de la chaîne postérieure car l’attaque se fait par le talon, et donc les chocs encaissés par le corps sont énormes.

L’attaque médio-pied, au contraire, permet au coureur d’axer son corps vers l’avant et d’attaquer par une surface bien plus élastique et importante : l’anévrose plantaire.

Dans mon placard, j’ai plusieurs running avec des drop différents : mes Ultra Boost possèdent un drop de 10mm, les New Balance Fresh Foam Zante V3 et Vazee Rush ont un drop de 6mm, alors que les Saucony Freedom ISO ont un drop de 4mm !

Cependant, si vous avez l’habitude de courir avec des chaussures qui possèdent un drop important (10 ou 12mm), et que vous souhaitez passer sur une chaussure plus « minimaliste », il va falloir y aller progressivement. Apprenez à courir avec une foulée médio-pied dans un premier temps. Un changement trop important de drop pourrait entraîner des blessures, et ça serait dommage !

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply

error: Content is protected !!