Running

Bien choisir sa chaussure de running

Vous êtes nombreux et nombreuses à nous poser la question au fil des échanges : Comment choisir sa chaussure de running ? La réponse n’est pas toute faite et nécessite une certaine connaissance. Connaissance de soi-même et de sa morphologie mais aussi connaissance produit. Il y a tellement de choix dans les modèles que l’on s’y perd. J’ai donc essayé d’éclaircir les choses, sans forcément rentrer dans des détails techniques (que des professionnels maîtrisent mieux que moi) en croisant aussi avec mon expérience de responsable du rayon running chez Décathlon.

Composition d’une chaussure de running

Quelle que soit la marque, une chaussure est composée de 5 éléments essentiels :

  • La semelle d’usure : C’est la semelle en contact direct avec le sol, celle qui, comme son nom l’indique, va s’user
  • La semelle intermédiaire : C’est la semelle qui se situe au-dessus de la semelle d’usure et qui constitue principalement l’amorti
  • La tige : C’est la partie qui recouvre le pied. On parle souvent de chausson, principalement composé en mesh : il correspond au tissage ou maillage de la chaussure : c’est la partie qui laisse passer l’air. Le mesh est plus serré pour les chaussures de trail que pour celles de route, afin de mieux maintenir le pied.
  • La semelle de propreté : Elle se situe à l’intérieur de la chaussure et protège le pied. C’est la semelle que vous pouvez enlever de votre chaussure
  • Le laçage et la languette
Vous avez dit foulées ?

♦ Décomposition d’une foulée :

D’une manière générale, le pas se décompose en trois parties : l’attaque du talon au sol, appui du pied global et la phase de propulsion de pied vers l’avant.

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Lors de la phase d’attaque, le pied doit absorber 2 à 4 fois le poids du corps ce qui explique que les amortis à l’arrière de la chaussure sont plus importants qu’à l’avant. Pendant la phase d’appui, la voûte plantaire s’affaisse d’environ 40%. Enfin, lors de la poussée, le pied expulse entre 2 à 3 fois le poids de corps. Vous l’avez compris, courir demande de la puissance et de la force. La notion d’impact est plus importante que jamais.

Sachez cependant que tous les coureurs n’attaquent pas avec le talon. Certains attaquent avec l’avant du pied (foulée médio-pied). Les études ont des avis divergents sur la meilleure manière de faire. Une chose est sûre, cela mène à bien des réflexions très intéressantes.

♦ Type de foulée :

On entend souvent parler des différents types de foulées sans jamais vraiment savoir à quoi cela correspond. Sachez qu’il y a trois types de coureurs : Le pronateur, le neutre et enfin le supinateur. A chaque type de coureur correspond un type de chaussure adapté. Le moyen le plus simple pour savoir est d’observer l’usure de ses chaussures.

La foulée neutre se caractérise par une usure centrale de la chaussure sur l’avant du pied. C’est une foulée dite universelle tout à fait classique. Elle concerne 50% des coureurs.

La foulée pronatrice se caractérise par une usure sur le bord interne de la chaussure ce qui signifie que vous avez une tendance à courir avec les genoux rentrés vers l’intérieur, tout en attaquant vers l’extérieur. Il est donc important de bien regarder l’usure à l’avant de la chaussure et non à l’arrière. Les chaussures pour pronateurs sont constituées d’un renfort interne visant à corriger ce défaut de la course pour repositionner le pied dans l’axe. 45% des coureurs sont touchés par ce phénomène.

Enfin, la foulée supinatrice se caractérise par une usure sur le bord externe de la chaussure et touche 5% de coureurs.

Bien sûr, les deux foulées qui peuvent provoquer des bobos sont les foulées pronatrices et supinatrices. C’est pour cette raison que des chaussures adaptées ont été conçues.

A chaque niveau de pratique, son idéal de chaussure

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La technicité de la chaussure est différente selon le niveau de pratique du coureur. Retenez cependant qu’il est essentiel de bien se chausser. Ne négligez pas cette partie-ci même si vous êtes débutant. Il y a énormément de choses qui diffèrent d’une chaussure à une autre. Sachez aussi que les chaussons sont différents selon les marques (chaussons larges ou chaussons fins). Voici cependant les éléments qui doivent orienter votre choix au delà de l’intensité de pratique que vous allez avoir :

  • L’amorti : C’est le nerf de la guerre des marques. Il est différent selon les marques et les modèles. Il peut-être en gel (Asics™), en EVA, fait avec de l’air (Nike™) ou encore appelé Wave (Mizuno™ – matière plastique intégrée dans la semelle). A chaque technique son confort et son résultat. Mais il est difficile de dire quel est le meilleur. A chaque coureur, un pied. Le principal étant d’avoir une chaussure qui réduit au maximum les impacts de course, qui maintient le pied selon ses besoins et qui correspond à notre morphologie du pied.
  • La stabilité de la chaussure : Elle dépend ici de la structure de la semelle mais aussi du type de mesh utilisé. Plus le pied est stable, mieux c’est. Cela évitera les petits bobos liés à une mauvaise posture de course.
  • Les matériaux utilisés et l’usure de la chaussure. L’usure est liée au niveau de pratique et à la foulée du coureur. Le mesh est une partie de la chaussure qui peut s’abîmer et notamment se trouer. La technicité du mesh est importante dans la mesure où chacun recherche un mesh solide mais aéré. Certains mesh sont plus renforcés que d’autres.

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Vous l’aurez compris, choisir un modèle de running n’est pas chose simple. Vous devez, au préalable, définir votre niveau de pratique souhaité, le terrain sur lequel vous voulez courir (pour déterminer s’il vous faut une chaussure de route ou de trail) et enfin bien connaître votre corps. Vous pouvez faire des tests de foulées dans beaucoup de magasin spécialisés de type Sobhi Sport ou encore Endurance shop.

Enfin, sachez qu’une chaussure de fitness n’est pas forcément conçue pour la course à pied et vice et versa. Chaque sport a ses exigences et ses besoins et parfois il est préférable d’avoir une chaussure par sport pratiqué. Les grandes enseignes travaillent beaucoup sur une offre accessible car il n’est pas négligeable que s’équiper peut représenter un budget important.

Pour le reste, évitez de vous laisser séduire par l’esthétique d’une marque mais privilégiez le confort. On est tous passés par cette lubie du beau et au final on a vite déchanté car on s’est blessé.

Sarah

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