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Arrêter de se comparer aux autres dans le sport

J’ai eu envie d’écrire cet article suite à la polémique qu’il y a eu sur l’article de l’équipe « Triathlon – 7 influenceuses qui vont vous donner envie de vous lancer dans le triathlon ». Cet article met en avant le sport, les femmes dans le sport et surtout dans celui-ci. Mais surtout la notion d’influenceuses. Et là, patatra… Les commentaires sont allés bon train, ne comprenant pas que l’on puisse influencer les gens à faire du triathlon lorsque l’on a pas des chronos comme ceux des grandes triathlètes.

Cet article n’est pas là pour envenimer la polémique qui a déjà pris place sur les réseaux sociaux, mais pour rebondir sur le fait que, dans la société actuelle, on doit constamment se comparer aux autres… et là j’ai envie de vous dire STOP !

L’importance de ne PAS se comparer aux autres

On a malheureusement vite fait, avec les réseaux sociaux, de passer notre temps à se comparer aux autres. J’en parle, car j’en ai été « victime ». On suit des sportifs sur Instagram, on scrolle dans son fil d’actualité et on voit des chronos au top, des personnes qui courent tout le temps, sur pleins de courses… et on se dit « mais moi je ne fais pas tout ça ». Et aujourd’hui j’ai envie de dire HEUREUSEMENT ! Voilà où je veux en venir : vous n’êtes pas @untelquicourttoutletemps ou @unetellequifaitdeschronosdefou. Vous êtes vous, à votre niveau, avec vos exploits personnels !

Pourquoi faut-il arrêter de se comparer ?

J’ai mis un peu de temps à le comprendre, mais mes blessures à répétition m’ont mis un peu de plomb dans la tête, ce qui m’a été bénéfique. Alors, pourquoi ?

Premièrement : car vous n’avez pas le même potentiel ni la même préparation physique que ces gens là. Souvent, ceux qui font de bons chronos s’entrainent des heures pour réussir à dépasser leurs objectifs, et souvent ils ont le temps de le faire. Si ils sont qualifiés comme « athlètes de haut niveau », c’est que leurs emplois du temps sont aménagés pour l’entrainement. Pas le vôtre.

Deuxièmement : Car certains sports sont faits pour des gens, mais pas pour tout le monde. J’en ai fait les frais : j’étais persuadée que je pouvais courir 3 fois par semaine sur des distances entre 8 et 10km… Quelle erreur ! Enchainer une course officielle par mois, ce n’était pas fait pour moi. Et plutôt que de progresser, j’ai régressé. L’erreur du débutant.

Troisièmement : Car votre corps n’est pas le même que ces personnes. Vous avez peut-être un peu plus d’embonpoint, des muscles ou des os moins solides, vous avez peut-être eu des enfants, etc. et donc impossible de se comparer, même avec vos amis sportifs. Quand je vois les chronos de Sarah et Justine, impensable pour moi de m’y comparer car nous n’avons pas les mêmes morphologies ou les mêmes aptitudes physiques. Chacun son sport !

 

L’importance de se mesurer à soi-même

Depuis des mois voire des années que je travaille sur moi-même et mes capacités sportives, j’ai compris que la seule personne à qui je peux me comparer, c’est celle que j’étais hier. Je suis partie de loin en 2013, lorsque j’ai commencé à courir. Puis en 2015, j’ai commencé à ressentir des douleurs aux tibias et j’ai décidé de perdre du poids (-7kg en 2016). Aujourd’hui, je les ai malheureusement repris mais je me sens mieux dans ma pratique sportive. Je suis heureuse dans ces nouveaux sports. Tout ça pour qu’aujourd’hui, après des blessures et des incompréhensions, je comprenne finalement que certains sports n’étaient pas faits pour moi. Et que peu importe mes chronos, je n’ai rien à envier à ceux qui font des performances. Je sais pertinemment que je ne ferais jamais 42 minutes au 10km ou encore moins 8h à un Ironman (quelle idée 😉 ).

Mes chronos sont personnels et j’en suis fière ! Et mes objectifs atteints sont ceux que je dépasserai plus tard. D’ailleurs, j’ai une idée en tête, et celle là, je vais devoir me battre contre moi-même pour la réaliser (et croyez moi, ça va être un groooos travail 😉 ).

Donc stop aux comparaisons, que ce soit dans le sport ou dans la vie de tous les jours.
Vous êtes vous, et c’est le plus important !

Elsa

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2 Comments

  • Reply
    M
    6 juillet 2018 at 11 h 49 min

    Bel article
    Le soucis du boum du running et du sport en général de nos jours est lié directement à la compétitivité et d’une certaine jalousie et je ne parle même pas du boum des influenceurs(euses) qui deviennent coach sportif/de vie/diététicien juste et grâce à des followers avec des slogans du style « je le fait vous pouvez le faire » mais malheureusement les marques surfent là-dessus aussi avec du sponsoring à moindre coup et plus de visibilité via Facebook YouTube Instagram et compagnie…

    Être son propre coach ou avoir à faire à un vrai coach mais surtout la notion la plus importante à mes yeux c’est d’aimer ce que l’on fait pour soi et non pour le regard des autres

    Cordialement M.

  • Reply
    Alinette
    6 juillet 2018 at 13 h 12 min

    Parfait cet article! Un peu de bon sens que diable! (expression datant de 1850;) ) J’ai dans mes brouillons un article sur les côtés positifs et ceux qui le sont moins de la relations « sport et réseaux sociaux », je ferai un renvoi vers cet article, je trouve que tout est dit!

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